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L'affaire Kadhafi : un cas d'école ... chrétienne

Un cas d’école du comportement chrétien face à la violence, voici ce que m’inspire l’affaire Kadhafi qui continue d’alimenter le débat médiatique et politique en Suisse. En effet, si ce qui est vrai pour un individu l'est pour une communauté, cette affaire a quelque chose d’évangélique à nous apprendre. Le comportement des autorités genevoises et de la Confédération répond, me semble-t il, parfaitement  à l’enseignement de Jésus.

Tout part de l’action des autorités genevoises qui refusent que des faibles (des domestiques) soient maltraités par leurs maîtres et prennent leur défense en interpellant les agresseurs (le fils Kadhafi et son épouse).

Par la suite, face au déchaînement de violence (verbale heureusement jusqu’ici) des Khadafi, Monsieur Merz, en tant que Président de la Confédération refuse d'entrer dans le jeu des violents et s'excuse. Ceci correspond parfaitement à l'enseignement de Jésus qui nous demande de ne pas résister au violent : s'il veut ton manteau laisse-lui aussi ta tunique, nous dit-il.

Cette affaire éclaire particulièrement le comportement violent des Kadhafi et ce qui est dommage c’est que cela passe inaperçu aux yeux de la communauté internationale. Depuis le début de cette histoire on voit d’abord les domestiques souffrir de maltraitance physique, ensuite est arrivé le tour des Suisses de subir des attaques verbales d’une agressivité rare : « il faut démanteler la Suisse, il faut y jeter des bombes, etc. ». Face à un tel potentiel de violence, Jésus Christ, le champion de la non violence par excellence demande à ses disciples de ne pas jeter de l’huile sur le feu, d'éviter l’escalade que le violent appelle de tous ses vœux. Et pour cause, cela est dans sa nature, la violence est son jeu favori. Mais Jésus, le Prince de paix, insiste : s’il te frappe sur une joue, tend-lui l’autre.

Le comportement de Monsieur Merz est prophétique à cet égard. Il obéit, en effet, à la logique évangélique et laisse penser que le feu du Saint Esprit couve dans le pays. L’attitude de Monsieur Merz oppose le « Œil pour œil et dent pour dent » des Khadafi au « Aimez plutôt vos ennemis » de Jésus. C’est pourquoi, je suis entièrement favorable à sa démarche, car quoique humiliante en apparence, elle est la preuve d’une certaine grandeur et l’arme absolue contre la violence.

Plutôt que de blâmer Monsieur Merz pour son attitude, il faudrait encourager et soutenir de telles démarches, dire à des gens comme Monsieur Merz : vous agissez conformément à l'évangile de Jésus. Eh bien, dites-le haut et fort ! Ceci constituerait alors un magnifique témoignage parmi tous les violents que le Christ désire délivrer des chaînes de leur violence.

Si une action devait être tentée, ce serait auprès des Nations unies qui, dès aujourd'hui et pendant une année, seront dirigées, au niveau de l’Assemblée générale, par un pays dont les dirigeants ignorent la voie de la paix. Ce serait un moyen de renvoyer cette institution à ses propres contradictions, car « préserver la paix… » serait son objectif principal.

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