Shops ouverts 24/24 et 7/7 ?

Maintenant voter pour un NON massif contre le travail de nuit

Dans la plupart des cantons, les adeptes de la consommation sans limite n’ont pas réussi à pousser plus loin les heures d’ouverture des magasins. Maintenant ils essaient de faire passer leur volonté au niveau national.

Aujourd’hui déjà, il existe plus de 1300 magasins de stations-service qui ont vu le jour essentiellement afin de profiter de l’ouverture dominicale que la loi du travail leur accorde. Car selon la loi, « les stations-services qui sont situés le long des axes de circulation importants fréquentés par des voyageurs » peuvent rester ouvert le dimanche et le soir. En réalité, ce sont essentiellement les stations-service dans les villes et dans les agglomérations qui profitent de ce « paragraphe élastique ». Ainsi il est prévisible qu’après l’assouplissement de l’interdiction du travail de nuit, un nombre toujours plus grand de magasins de stations-service resteront ouverts 24 heures sur 24. Pour contrôler s’ils en auront le droit, il faudrait faire passer chacun d’entre eux devant un tribunal, ce qui serait difficilement faisable et prendrait beaucoup de temps. Une extension non contrôlée de l’exploitation 24 heures sur 24 de ces magasins et l’augmentation du travail, des mauvaises odeurs et du bruit en seraient la conséquence, et les familles souffriront du travail de nuit.

L’enjeu est beaucoup plus important que « seulement » quelques magasins de stations-service. L’activisme parlementaire en faveur de prolongations des heures d’ouverture des commerces le montre bien. Invoquant les nouvelles règles prévues pour les magasins des stations-service et sous le slogan « Les mêmes droits pour tout le monde ! », les verts-libéraux ont déjà mis sur rail la suppression de l’interdiction du travail de nuit et du dimanche pour tous les magasins de même surface. Que le Conseil fédéral rejette cette demande ne sert pas à grand-chose. En effet, le Parlement a déjà accepté en juin dernier une extension globale des heures d’ouverture des commerces. Sous prétexte d’« encourager le tourisme », il a en outre déjà décidé d’introduire les ventes du dimanche à une grande échelle et de contraindre les cantons réticents à prolonger leurs heures d’ouvertures des commerces pour les fixer au minimum de 6 à 20 heures en semaine et de 6 à 19 heures le samedi.

Il faut mettre maintenant un terme à cette tactique du salami adoptée par le Parlement en disant NON, le 22 septembre, au démantèlement de la loi sur le travail.

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