Sois leur prochain !

Vitellius sur un sesterce

Image: L'empereur romain Vitellius sur un sesterce (Greatpatton, CC BY-SA 1.0)

M. HUBER[1]

Les scandales de la finance, des dettes publiques, le chômage, les guerres et les attentats défrayent la chronique. Aujourd’hui, s’ajoute le défi des réfugiés. En plus des catastrophes écologiques qui mettent en cause les modes de vie de nos sociétés industrialisées. La situation actuelle de notre société paraît plutôt désespérante, et l’avenir incertain.

Voie à suivre

Mais quel regard portent les disciples du Christ sur ces défis contemporains ? Le regard que Jésus a posé sur notre monde est la meilleure option, car en lui sont cachés tous les trésors de la sagesse et de la connaissance (Col. 2.3).

Ce que Christ nous montre, c’est la voie à suivre ! Lorsque les docteurs de la loi l’interrogent pour savoir s’il est permis de payer le tribut à César, l’envahisseur païen, Jésus replace ces interlocuteurs dans leur dimension terrestre et limitée, en comparaison avec la grandeur de Dieu : « Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu ! » (Luc 20.21–26)

En fait, Christ ne nous appelle pas à opter pour un comportement de repli ou à une spirale de haine, de violence et de peur. Notre Seigneur nous attend du côté pratique. Ces gestes de solidarité réalisés autour de nous, envers la veuve et l’orphelin, à savoir l’exploité, le pauvre, l’exclus, le malade, le souffrant et l’étranger. « Sois proche d’eux, sois leur prochain », dit Christ dans la parabole du Bon Samaritain ! Si nous laissons le Christ renouveler notre comportement et notre pensée, cela remettra en question fondamentalement l’esprit du monde avec son idole destructrice : le chacun pour soi.

Payer ses impôts avec joie

Comment cela peut se faire ? Voici quelques pistes concrètes : concernant la finance, il s’agit de relever ceux qui ploient sous les dettes en leur venant en aide. Quant aux dettes publiques, payons nos impôts avec joie, tout en sachant que si l’Etat devait faire défaut le secours vient de Dieu et de la solidarité mutuelle. Cherchons des moyens pour épauler les chômeurs dans leurs recherches, tout particulièrement ceux qui contribuent seuls à l’approvisionnement d’un ménage.

Aimer ses ennemis

Pour les guerres et les attentats, le Christ nous dit : « Ne crains pas et continue à aimer, même tes ennemis ! » Il nous appelle à accueillir personnellement le ou la réfugié(e), car Lui-même a payé le prix pour nous accueillir personnellement, malgré notre indignité. Enfin, faisons preuve de grands soins pour la Création de Dieu, car un avertissement nous est donné qui, malheureusement, prend de plus en plus son sens : Dieu « détruira ceux qui détruisent la terre » (Ap. 11.18).

L’auteur

M. Huber, économiste, travaille sur une thèse sur l’histoire des banques centrales et des marchés financiers. Il est membre de l’Eglise évangélique de La Rochette, Neuchâtel. Il est membre de ChristNet.


[1] Tribune parue sous la rubrique « Regards » dans Christ Seul (mensuel des Eglises évangéliques mennonites de France), n° 1065, mai 2016.

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