~ 5 min

La famille est une valeur chrétienne importante et, ces dernières années, elle est enfin revenue sur le devant de la scène politique. Au cours de la prochaine législature, l’imposition des familles sera vivement débattue. Avant les élections, différents partis tentent de s’imposer comme des partis familiaux. La valeur de la famille doit être à nouveau renforcée, la cohésion doit être promue et la charge de la famille doit être réduite.

Des approches insuffisantes

Diverses études montrent que les familles sont aujourd’hui les plus exposées au risque de pauvreté en raison des coûts élevés liés au fait d’avoir des enfants. En 2007, le taux de travailleurs pauvres dans les familles avec trois enfants ou plus était de 15 %, soit trois fois la moyenne de l’ensemble des personnes concernées. Les familles reçoivent donc une aide sociale beaucoup plus souvent que la moyenne. Aujourd’hui, 20 % des enfants de la ville de Bienne sont des bénéficiaires de l’aide sociale. Les approches précédentes visant à alléger le fardeau des familles n’ont donc pas été suffisamment ambitieuses.

Soutenir les familles ou démanteler l’État ?

Les réductions d’impôts à l’aide de déductions sur le revenu imposable allègent le fardeau des mauvaises personnes et ne sont d’aucune utilité pour les familles dont le budget est serré. Après tout, ils paient déjà très peu d’impôts fédéraux aujourd’hui. Le PDC exige que les allocations familiales ne soient plus imposées. Mais cela ne profiterait guère non plus aux familles pauvres, alors que les familles plus riches en tireraient un grand avantage grâce à la fiscalité progressive. Dans une nouvelle initiative, l’UDC demande une déduction sur le revenu imposable pour les parents dont l’un d’eux reste à la maison. Là encore, ceux qui en ont le plus besoin n’en bénéficient pas du tout.

Si nous voulons réduire les impôts, il faut une déduction forfaitaire par enfant sur le montant imposable, et c’est particulièrement important pour les impôts cantonaux, car là, les impôts sont vraiment ressentis par les personnes à faibles revenus.

Parfois, les allègements fiscaux accordés à la famille servent également d’alibi à une réduction d’impôt forfaitaire. Les réductions d’impôts sont populaires, c’est pourquoi elles sont souvent proposées comme une panacée. Cependant, les réductions d’impôts entraînent généralement aussi une pénurie de recettes fiscales et, plus tard, une réduction des prestations sociales par habitant, ce qui touche très souvent les familles.

De quoi les familles ont-elles besoin ?

Certains politiciens veulent promouvoir la famille en essayant d’empêcher que les tâches familiales soient déléguées à l’État. Oui, les enfants trouvent généralement la meilleure sécurité dans la famille. Mais ce dont nous avons besoin, c’est d’une politique qui rende vraiment possible la vie de famille. Les parents doivent être libres de passer du temps de qualité avec leurs enfants.

Le premier objectif doit être que les enfants puissent être pris en charge par leurs propres parents. Il doit être possible pour l’un des parents d’être à tout moment à la maison avec les enfants (que la mère ou le père soit moins important). Cela est particulièrement important dans les premières années de la vie, lorsque la confiance de base, la stabilité intérieure et la « base solide » sont développées. Aujourd’hui, la prise en charge par la famille élargie (grands-parents, etc.) n’est plus possible pour tout le monde, en raison de la mobilité professionnelle requise et de la difficulté de trouver un appartement à l’endroit souhaité. Les parents ne devraient pas avoir à travailler plus de 100 % lorsqu’on les additionne.

Possibilités de mise en œuvre

Pour y parvenir, les conditions suivantes sont nécessaires :

1. un salaire suffisant pour une famille

Dans de nombreux secteurs de l’économie, les salaires sont si bas que les deux parents doivent travailler. Dans ce cas, il faut augmenter les salaires des groupes à faibles revenus en favorisant les conventions collectives et les salaires minimums.

2. permettre le partage de l’emploi

Pour que les deux parents puissent participer à l’éducation des enfants, il faudrait que les employeurs repensent quelque chose : le travail responsable devrait également être possible dans le cadre du travail à temps partiel. Aujourd’hui, de nombreux parents n’osent pas réduire leur enfance ou interrompre leur carrière parce qu’ils perdraient autrement le contact.

3. augmenter les allocations familiales

C’est la méthode la plus directe. Le Conseil fédéral et les deux chambres du Parlement estiment toutefois que les moyens financiers sont insuffisants et qu’il s’agit d’un principe d’arrosoir indésirable. Ce bilan contraste fortement avec les réductions d’impôts demandées par ces mêmes organismes, qui visent à supprimer des milliards d’euros de taxes, ce qui est un principe d’arrosoir puissant…

4. permettre les soins à domicile

Au lieu de financer aveuglément des crèches pour tous, comme le souhaite le PS, une partie de cet argent devrait être versée sous forme d’allocation de garde d’enfants aux parents qui restent à la maison pour certains de leurs enfants. Cette approche a déjà été testée avec succès en Allemagne.

5. crédit de garde d’enfants à l’AVS et à la caisse de pension

Si une personne ne travaille pas pendant un certain temps pour s’occuper de ses enfants, elle tombe dans un trou en ce qui concerne la prévoyance vieillesse (AVS, caisse de pension). Cela ne doit pas se produire. La garde d’enfants doit être considérée comme un travail au même titre, même si personne ne la paie !

6. des horaires de travail favorables à la famille

Depuis les années 1990, la flexibilisation du temps de travail s’est accrue. Pour des « raisons d’économie », le travail du soir, de nuit et du dimanche a été massivement étendu. La vie familiale en souffre, comme je l’ai vu de près lorsque j’étais secrétaire syndical. Nous devons nous opposer à toute nouvelle déréglementation des heures de travail et d’ouverture des magasins, sinon nous sacrifierons les familles sur l’autel de l’économie et de la consommation sans frontières.

7. de grands appartements pour les familles

Le gouvernement fédéral devrait promouvoir la construction de grands appartements au lieu de réduire les subventions aux coopératives, qui aujourd’hui construisent surtout des maisons familiales. En outre, des mesures juridiques sont nécessaires pour faciliter l’accès des familles aux grands appartements ou aux prêts immobiliers. En effet, les propriétaires et les prêteurs hypothécaires préfèrent les doubles revenus sans enfants aux familles car ces dernières représentent un « risque » financier plus important.

8. les primes d’assurance maladie

Les enfants doivent être assurés gratuitement. L’assurance de base peut être un peu vidée, mais il faut surtout introduire des primes liées au revenu.

9. vérification de la compatibilité familiale

Une évaluation de l’impact sur la famille pourrait être introduite pour les décisions politiques. Un tel test aurait été efficace, par exemple, dans le cas de la décision de la conseillère fédérale Burkhalter de ne pas faire payer les lunettes pour enfants par les caisses d’assurance maladie.

Une véritable politique familiale n’a pas besoin en premier lieu de réductions d’impôts, mais plutôt de facilités. Cela signifie également restriction et partage. Et pour se débarrasser de la peur de « l’État ». Notre société est-elle prête pour cela ?

 

~ 3 min

Il y a quatre ans, les partis et les candidats ont dépensé quelque 50 millions de francs au titre de la publicité électorale. De cette somme, plus de la moitié provient de l’UDC. Je pense que pour la suite, non seulement la somme, mais la part de l’UDC vont encore augmenter. Croire que les candidats et les partis dépensent davantage aux Etats-Unis est une erreur : en effet, pour les élections présidentielles de 2008 (y compris pour les primaires), le montant par habitant dans ce pays s’élevait à 5 francs, tandis qu’en Suisse, on a dépensé plus de 6 francs pour les élections parlementaires de juin à octobre 2007.

Mammon (dé-) fait les rois

Mammon joue donc un rôle important en Suisse, surtout en ce qui concerne les initiatives, de même que lors des votations et des élections. C’est dans ce domaine que les milliardaires pèsent de tout leur poids. En Suisse, les dépenses en matière de publicité électorale sont même déductibles des impôts : plusieurs législations cantonales le prévoient explicitement, et dans les autres cantons, les dépenses des partis peuvent s’effectuer au travers d’une fondation…

Il devient donc urgent pour la Suisse de légiférer sur le financement des partis, des votations et des élections. Il s’agit premièrement de limiter le montant des dépenses, puis de garantir la transparence des flux financiers.

Limiter le montant des dépenses ne sera probablement pas accepté, mais une loi sur le financement réduirait néanmoins la possibilité pour les milliardaires et les banques d’influencer la politique de manière aussi incontrôlée, ceci en particulier dans le contexte d’une loi sur la transparence.

Contrôler les dépenses électorales

Les opposants à de telles lois, qui proviennent naturellement des milieux ayant profité de la situation jusqu’à ce jour, se défendent en avançant principalement comme argument la violation de la sphère privée au cas où le financement de la politique serait rendu transparent. Il est vrai qu’en Suisse, la peur de l’autre est grande, raison pour laquelle la sphère privée est privilégiée. Il faudrait communiquer clairement sur le fait qu’il n’appartiendrait pas à n’importe quel citoyen de savoir qui finance quoi, mais uniquement à une instance de contrôle spécifique. Mais même ainsi, la peur de l’Etat demeurerait grande en Suisse.

De plus, il est dérangeant d’admettre que nous sommes effectivement influencés par la publicité. Dans leurs commentaires concernant les motions parlementaires en faveur d’une transparence accrue, des citoyens évoquent toujours à nouveau le fait qu’ils ont leur propre opinion et qu’ils ne laissent pas du tout influencer. Si tel était le cas, on ne dépenserait pas des sommes aussi énormes en publicité. En outre, on observe régulièrement, lors de votations ou d’élections, que les intentions de vote recueillies au cours des sondages changent au gré des campagnes. Selon une étude de l’Université de Zurich, les votants encore indécis quelques semaines avant un scrutin se prononcent très nettement pour l’UDC au moment de voter.

Une indifférence coupable

Une loi définissant un financement réglementé et transparent de la politique ne peut voir le jour que si sommes suffisamment humbles pour admettre que nous sommes fortement influençables, et si les Suisses prennent conscience, en admettant leur erreur, qu’ils se laissent régir par l’argent. Car le véritable problème ne réside pas dans le manque de transparence, mais dans l’indifférence par rapport à cet aspect. Lorsque cette situation changera, la transparence sera rapidement établie.


Photo by Element5 Digital on Unsplash

~ 2 min

Genève, 30.08.11 – En vue des élections fédérales du 23 octobre prochain, ChristNet lance une prière de 40 jours à partir du 13 septembre. Dans le contexte politique actuel, trop souvent marqué par la polémique, les peurs et la méfiance, les chrétien-ne-s suisses sont encouragé-e-s à prier afin que les candidats et la campagne soient marqués par l’amour.

ChristNet contribue aussi au débat pré-électoral et à la formation d’opinion des chrétiens par un dossier en ligne avec des réflexions et des commentaires politico-bibliques et un débat contradictoire le 6 octobre à Genève.

Emotions ou politique factuelle ?

Les élections fédérales du 23 octobre prochain ne feront pas d’exception : les émotions sont l’un des facteurs décisifs au moment de voter. Certaines études montrent que les Suisses se font beaucoup de soucis. En effet, depuis plusieurs années, se dessine une tendance de méfiance, de repli et de recherche d’appui dans les traditions et la nation.1  Parallèlement, le climat politique s’est envenimé, l’autre étant perçu comme un danger pour l’intérêt commun.

Pour plus d’amour

Depuis dix ans, ChristNet s’engage par la sensibilisation, l’information et la prière pour que l’amour du prochain trouve sa place dans la politique et la société. Aujourd’hui, en vue des élections, ChristNet appelle à la prière afin que Dieu change les cœurs, nous libère de la peur et nous remplisse d’amour, nous (chrétiens) Suisses, jusque dans les affaires politiques.

6 sujets, 40 jours de prière

Par l’action « Prier+Voter2011», ChristNet invite les chrétien-ne-s à prier 40 jours durant (13 septembre au 23 octobre) pour la Suisse et de se préparer personnellement aux élections à venir. 6 samedi de suite, une feuille hebdomadaire sera diffusée comportant une méditation biblique, une analyse politique et des sujets de prière pour chaque jour.

Voici les sujets : 1. Attitude face à l’adversaire politique (13.9.-17.9.) ; 2. Nationalisme et étrangers (18.9.-24.9.) ; 3. L’argent en Suisse (25.9.-01.10.) ; 4. La peur en Suisse (02.10.-08.10.) ; 5. La solidarité et la miséricorde (09.10.-15.10.) ; 6. Les valeurs chrétiennes (16.10.-22.10.).

Dossier en ligne et Forum

Par ailleurs, ChristNet contribue, par un dossier en ligne (www.christnet.ch), au débat pré-électoral et à la formation d’opinion parmi les chrétien-ne-s. En plus de commentaires et prises de position, ce dossier comportera une critique biblique de différentes idéologies politiques.

Le 6 octobre, un ForumChristNet à Genève. Des chrétien-ne-s engagé-e-s en politique affronteront leurs idées lors d’un débat contradictoire sous le titre « Christianisme et partis politiques : Quel ménage font-ils et font-ils bon ménage ?» (titre de travail).

Contact

www.christnet.ch | Samuel Ninck-Lehmann | samuel.ninck@christnet.ch | 022 731 71 83

 


1. Cf. Baromètre des craintes (GfS Zurich www.gfs-zh.ch) et climat psychologique de la Suisse (Demoscopewww.demoscope.ch/pages/pks.cfm).

~ 6 min

Et l’adversaire devint ennemi…

L’approche par rapport aux opposants politiques s’est modifiée au cours des années 90. Bien entendu, des confrontations politiques intenses ont déjà eu lieu à cette époque, mais la dignité de l’opposant était respectée, et le Conseil fédéral constituait un organe fonctionnant par consensus. Aujourd’hui, l’opposant politique est davantage considéré comme un ennemi.

Au début, les attaques d’un politicien contre son adversaire lui servaient principalement à se profiler afin d’obtenir davantage d’attention. Et les médias ont encouragé ce système, sachant que pour l’audimat, la bagarre vaut mieux que le débat. Un jalon dans cette évolution fut l’émission « Arena » de von Filippo Leutenegger à la télévision suisse alémanique entre 1993 et 1999. Comme le nom l’indique, les participants étaient poussés à l’affrontement.

Mépris, insultes, déshumanisation

Aujourd’hui, l’attitude générale à l’égard des élus est marquée par le mépris. Les politiciens sont tournés en ridicule, comme ce fut le cas pour le Conseil fédéral Joseph Deiss lors de l’annonce de son retrait, ou pour Moritz Leuenberger, qui avait été gratifié des ricanements de Christoph Blocher lors d’une conférence de presse. Les Jeunes UDC de Zurich ont publié une bande dessinée dans laquelle certains conseillers fédéraux ont été présentés comme des prostituées, des homosexuels ou des fainéants. Le conseiller national Mörgeli insulte régulièrement ses opposants en les traitant de petit bourgeois, d’illuminé, d’envieux, etc. Il s’est instauré une culture de la dévalorisation de la personne, doublée d’attaques personnelles.

La vilénie est poussée jusqu’à la déshumanisation. L’ancienne cheffe de l’UDC bâloise (et membre du comité suisse) Zanolari a ainsi parlé des « psychologues scolaires et tout ce qui rampe et qui vole parmi eux ». Les affiches électorales présentant la gauche comme des rats (votations sur l’AVS de 2004 et votation genevoise sur la baisse de impôts en 1998) sont autant d’étapes supplémentaires où l’on pourrait établir un parallèle avec la propagande nazie contre les Juifs. Même si, en Suisse, nous sommes encore loin de ce scénario, il n’en demeure pas moins que la déshumanisation est, dans toutes les cultures, un préalable à l’élimination de groupes entiers. Pourtant, devant Dieu nous n’avons pas le droit de nier aux autres leur dignité, car toute personne est créée et aimée par lui.

Dans les débats politiques, ce sont des groupes entiers de personnes qui sont diffamées et dévalorisées (bénéficiaires de l’aide sociale, chômeurs, étrangers). Les Jeunes UDC bâlois ont osé affirmer, dans un clip vidéo et sur des affiches, que le cas typique de bénéficiaire de l’aide sociale est un étranger et un criminel. Dans le même esprit, on attaque la loi antiraciste en arguant du fait qu’elle ne permet pas de s’en prendre à des groupes entiers de la population.

La Weltwoche et, depuis son changement de propriétaire, la Basler Zeitung également, entretiennent ouvertement ce mépris, façonnant ainsi une certaine culture politique et une certaine approche avec les autres.

A mon avis, le mépris de la personne humaine s’observe davantage auprès de la droite politique qu’auprès de la gauche. Mais cette dernière n’est pas innocente non plus : on observe de plus en plus d’attaques verbales contre les riches (Ospel & Cie), et le Black Bloc fait usage de violences depuis de nombreuses années. Malheureusement, la gauche ne s’est jamais vraiment démarquée clairement du Black Bloc.

En cause : la peur et la méfiance

Il me semble qu’il existe une méfiance profonde à l’égard d’autrui. Si l’on en croit le baromètre de la peur, la deuxième peur la plus importante actuellement est celle ressentie face à l’égoïsme de l’ « autre ». Nous semblons éprouver de la peur pour notre propre existence, pour notre liberté et pour nos biens. Cette profonde méfiance est probablement la raison qui explique pourquoi, lorsque je cite les sources de mes arguments, on me répond que « ce sont de toutes façons des mensonges », ou « qu’il ne faut croire à aucune statistique que tu n’aies pas faussée toi-même ». On part ainsi du principe que l’ « autre » est « de toute façon malveillant », voire simplement naïf ou stupide. Il ne s’agit plus des idées ou des actes qui seraient bons ou mauvais, mais des personnes qui en sont les auteurs et que l’on classe chez les bons ou chez les méchants. Il s’agit là d’une rupture fondamentale avec le message biblique, qui parle de péché et également de bénédiction, mais qui ne prononce pas de jugement contre les personnes. La Bible dit que nous avons tous péché et qu’aucun de nous n’est meilleur qu’un autre.

La peur et la méfiance s’expriment souvent sous forme de haine. L’autre est une menace pour moi. Le monde est divisé entre les gentils et les méchants, et nous pensons nous trouver au milieu d’une immense bataille, un peu comme lorsque le conseiller fédéral Blocher avait été évincé du gouvernement, après quoi la Weltwoche avait métaphoriquement évoqué le Crépuscule des dieux, de Wagner, en écrivant : «  Les meilleurs sont dévorés ».

C’est pourquoi, en Suisse notamment, la recherche d’un compromis comme instrument contre l’absolutisme a perdu du terrain. En effet, pour celui qui voit les choses sous l’angle de l’extrémisme, qui est convaincu de la qualité de son émission et du fait que son camp est du bon côté et que l’autre est par conséquent du côté des méchants, se voit dans une lutte nécessaire pour la victoire. Si les autres sont les méchants, il n’y a pas d’égards à avoir pour eux. On observe cet état d’esprit en Suisse, mais aussi par exemple chez le Tea Parti aux Etats-Unis, qui véhicule cette idée absurde de la supériorité face à l’autre de l’action contre les suppôts du mal.

C’est ce qui explique mon malaise par rapport au nouveau spectacle Arena de Filippo Leutenegger. Il mise à nouveau sur la lutte et la confrontation au lieu de privilégier le débat d’idées pour convaincre les autres. La question fondamentale est de savoir ce que nous voulons vraiment : un divertissement de bas niveau où les protagonistes ne font qu’asséner des slogans, et où le gagnant est celui qui réussit à distiller les insinuations les plus provocatrices, ou une discussion politique véritable et orientée vers les solutions ? Les politiciens intéressés par le combat dans l’arène qualifient les débats de mièvreries. Le respect de la personne est-il devenu une notion étrangère pour eux ?

Et nous, les chrétiens ?

En tant que chrétiens, nous devons exiger la tenue de débats politiques objectifs. L’amour du prochain exige le respect face à l’adversaire politique. Il n’y a pas de « méchant », il n’y a que des êtres humains que Dieu aime de manière égale. A nous de manifester cet amour, et de faire preuve d’humilité si, sur l’un ou l’autre point, nos adversaires ont raison. Avons-nous peur de perdre le cap si nous ne voyons plus le monde de manière manichéenne, en noir et blanc ?

Un autre point à relever est celui de notre rapport avec la vérité : en politique aussi, nous devrions exiger la vérité. Trop souvent, la propagande qui précède les scrutins est empreinte de mensonges ou de déformations grossières (ce qui revient au même) afin d’inciter la population à la peur. Dans le cadre de l’initiative sur l’équité en matière fiscale, j’ai posé des questions ciblées au secrétariat de l’UDC, mais je n’ai obtenu que des réponses évasives dans un premier temps, puis après une relance, plus rien du tout…

Une idée serait d’instaurer un monitoring de la vérité. Sous quelle forme ? Qui y participerait?

Et qu’en est-il de nous ? Combien de fois renonçons-nous à faire suffisamment de lumière sur certains faits et énonçons-nous des hypothèses comme des vérités ?


Photo by Jacob Morch on Unsplash

~ 5 min

Semaine 6 – 16-22 octobre

Méditation

« En somme, trois choses demeurent : la foi, l’espérance et l’amour, mais la plus grande d’entre elles, c’est l’amour.» (1 Corinthiens 13.13)

Trois attitudes et valeurs fondamentales ont survécu à 2000 ans de chrétienté et survivront également à notre temps : la foi, l’espérance, l’amour. La Foi en un Dieu trinitaire qui dépasse notre pensée et nos capacités humaines (1 Cor 2.5 ; Jean 15.5) ; l’Espérance comme ferme conviction des réalités spirituelles que nous ne voyons pas (encore) avec nos yeux (Hébr 11.1) ; et l’Amour. L’Amour se caractérise par la constance, la bonté, la générosité, l’humilité, le respect d’autrui, la bienveillance, la patience, la volonté de pardonner; il est empreint de justice et de vérité (selon 1 Cor 13.4-6).

Les chrétiens savent qu’il est impossible de vivre ces réalités par ses propres forces. C’est plutôt le Saint Esprit qui les aide à être à pied d’œuvre quotidiennement (Gal 5.18) afin de pouvoir accomplir les œuvres que Dieu a préparées pour eux (Eph 2.10). Une manière de voir la vie assurément génératrice de sens !

Réflexions politiques

La foi, l’espérance et l’amour ont aussi leur place en politique. La foi en un Dieu trinitaire nous préserve de vouloir prendre nous-mêmes la place de Dieu. Cette humilité nous amène à prendre conscience que nous devrions laisser tomber les technologies que nous ne pouvons ni dominer ni contrôler.

L’espérance dans les possibles de Dieu nous encourage, malgré les rapports de force dominants-dominés et les scénarios catastrophe pour notre avenir, à propager de nouvelles façons de penser et d’agir au lieu de nous résigner anxieusement.

Et l’amour nous aide à travailler en collaboration amicale avec l’adversaire politique et à l’estimer. L’Amour n’est donc pas d’abord un sentiment, mais plutôt un travail relationnel – accompagné d’un engagement en temps et en argent (et qui implique de renoncer à faire encore plus d’argent).

Cela vaut donc la peine de faire de la politique de manière tout à fait engagée et non de façon hésitante : tant lors de votations ou de travaux bénévoles que dans le cadre d’une fonction politique.

Questions

– En politique, à quoi est-ce que je crois ?

– En politique, qu’est-ce que j’espère ?

– Comment est-ce que j’exprime mon amour en politique ?

Sujets de prière1

– Dimanche 16 octobre : La communion – Esaïe 11.6-92
Aide-nous, Suisses, à garder à l’esprit cette vision d’une communion faite de réconciliation et de la cultiver tous les jours.

– Lundi 17 octobre : La vérité – Jean 8.323
Aide-nous, Suisses, à vivre aujourd’hui dans la vérité, celle qui nous rend libre par Toi, et de porter cette vérité dans nos actions politiques.

– Mardi 18 octobre : L’amour – Romains 12.204
Aide-nous, Suisses, à traiter nos adversaires politiques avec estime, dans un esprit constructif et miséricordieux, de manière à ce qu’ils puissent Te reconnaître en nous.

– Mercredi 19 octobre : La justice – Luc 4.17-205
Aide-nous, Suisses, à apporter, dans nos églises et dans la politique, tes projets divins pour une société pleine de justice.

– Jeudi 20 octobre : L’égalité – Galates 3.286
Aide-nous, Suisses, à vivre dans le cadre de nos églises le modèle d’une communauté égalitaire et de l’amener dans notre société.

– Vendredi 21 octobre : La liberté – Jean 8.34-367
Aide-nous, Suisses, à reconnaître les structures qui nous asservissent, à les dénoncer et, libérés par Toi, à les vaincre, au lieu de rester prisonniers de ces structures marquées par le péché.

– Samedi 22 octobre : La vie – Jean 11.25-26 8
Aide-nous, Suisses, à faire l’expérience de la vie éternelle en relation avec Toi et à inviter d’autres personnes à vivre cette vie, spécialement dans le monde politique.

Lien

Dossier : « N’aie pas peur, petit troupeau ! »

http://www.christnet.ch/Home.aspx?docid=656&lang=fr&topmenu=Switzerland

 


1. La communion, la vérité et l’amour, la justice et l’égalité, la vie et la liberté sont les 7 valeurs de base de la pyramide des valeurs WDRS (« Développement des villages, régions et villes basé sur des valeurs  » ; voir www.insist.ch)

2. Esaïe 11.6-9 : «le loup vivra avec l’agneau, la panthère paîtra aux côtés du chevreau. Le veau, le lionceau et le bœuf à l’engrais seront ensemble, et un petit enfant les mènera au pré. Les vaches et les ourses brouteront côte à côte, et leurs petits auront un même gîte. Le lion et le bœuf se nourriront de paille. Le nourrisson s’ébattra sans danger près du nid du cobra, et le tout jeune enfant pourra mettre la main dans l’antre du serpent. On ne commettra plus ni mal ni destruction sur toute l’étendue de ma montagne sainte. Car la terre sera remplie de la connaissance de l’Eternel comme les eaux recouvrent le fond des mers. »

3. Jean 8.32 : «Vous connaitrez la vérité et la vérité fera de vous des hommes libres.» 

4. Romains 12.20 : «Mais voici votre part : Si ton ennemi a faim, donne-lui à manger. S’il a soif, donne-lui à boire. Par là, ce sera comme si tu lui mettais des charbons ardents sur sa tête »

5. Luc 4.17-20 : «et on lui présenta le rouleau du prophète Esaïe. En déroulant le parchemin, il trouva le passage où il est écrit : l’Esprit du Seigneur repose sur moi parce qu’il m’a désigné par l’onction pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres. Il m’a envoyé pour proclamer aux captifs la libération, aux aveugles le recouvrement de la vue, pour apporter la délivrance aux opprimés et proclamer l’année de grâce accordée par le Seigneur. Il roula le livre, le rendit au servant et s’assit. Dans la synagogue, tous les yeux étaient braqués sur lui. »

6. Galates 3.28: « Il n’y a plus de différence entre les juifs et les non-juifs, entre les esclaves et les hommes libres, entre les hommes et les femmes. Unis à Jésus Christ, vous êtes tous un »

7. Jean 8.34-36 : «Vraiment, je vous l’assure, leur répondit Jésus, tout homme qui commet le péché est esclave du péché. Or un esclave ne fait pas partie de la famille, un fils, lui, en fait partie pour toujours. Si donc, c’est le Fils qui vous donne la liberté, alors vous serez vraiment des hommes libres »

8. Jean 11.25-26 « Je suis la résurrection et la vie, lui dit Jésus. Celui qui place toute sa confiance en moi vivra, même s’il meurt. Et tout homme qui vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? »

~ 4 min

Semaine 5 – 9-15 octobre

Méditation

« Faites donc du règne de Dieu et ce qui est juste à ses yeux votre préoccupation première, et toutes ces choses vous seront données en plus. » Matthieu 6.33

Jésus nous promet de s’occuper de nous afin que nous soyons libres pour construire le Royaume de Dieu. Notre première priorité doit être notre amour envers Dieu et notre prochain. Cela implique aussi que nous veillions à faire la justice et non pas que nous rechercherions à assouvir nos propres intérêts (Esaïe 25). Si nous nous soucions constamment de notre propre bien-être et de celui de notre pays, Dieu ne peut pas nous utiliser, ni même nous en tant que pays car« toutes ces choses, les païens [les nations] s’en préoccupent sans cesse… » (Matt. 6.32)

 

Dieu nous met surtout en garde contre l’accumulation des richesses : pas seulement parce que notre cœur s’attache à ces richesses mais justement parce que nous n’avons plus de temps pour notre prochain et sommes obsédés par nos propres intérêts.

« >

 

Aussi longtemps que nous vivons dans ce monde, nous avons effectivement des peurs humaines. Toutefois, nous ne sommes pas seuls. Jésus nous dit : « … Courage ! Moi, j’ai vaincu le monde. » (Jean 16.33)

Réflexions politiques

La Suisse devient de plus en plus riche mais elle est remplie de crainte quant à son propre bien-être et se cramponne à sa prospérité. D’un point de vue politique, la Suisse place en priorité la croissance économique et l’accumulation des richesses. D’après Matthieu 6.33, est-ce que cette attitude ne ferait pas de nous une nation païenne ?

Lors de débats publics, la « peur de manquer » fait tenir des propos agressifs face aux groupes de personnes dans le besoin (sans emploi, rentiers AI, demandeurs d’asile, le Sud pauvre etc.) Il règne un climat de méfiance envers notre prochain, surtout, si ce dernier est dépendant de l’argent de nos impôts.

Aussi, la peur de la criminalité a beaucoup augmenté durant la dernière décennie bien que statistiquement guère plus de crimes n’aient été commis (à l’exception de certaines catégories de violence). A ceci s’ajoutent les médias qui jouent un rôle important : dans la guerre à l’audimat et au tirage, les scènes d’horreur figurent en première page. Nous aussi, chrétien-ne-s, nous nous laissons contaminer par cette peur fébrile et avons une image faussée de l’être humain selon laquelle notre prochain voudrait de toute façon nous causer du tort. Pourtant la Bible croit que les chrétiens et les non-chrétiens sont capables du bien (et du mal) (Romains 2.14ss.).

Questions

·                    A quel moment mon attitude envers mon prochain est-elle empreinte de méfiance ? A tort ou à raison ?

·                    A quel moment est-ce que je place mes intérêts ou ceux de la Suisse au-dessus des besoins de ceux qui sont moins bien lotis ?

Sujets de prière

– Dimanche 9 octobre : Jean 16.331
Aide-nous, Suisses, à t’exprimer notre peur, à Te la déposer et à être confiant-e-s, c’est à dire à Te faire confiance et à croire que Ton amour est plus fort que notre peur.

– Lundi 10 octobre : Romains 2.142
Aide-nous, chrétien-ne-s suisses, à avoir une conception de l’homme qui soit correcte ; protège-nous d’une certaine arrogance chrétienne et de la fausse croyance selon laquelle les non-chrétiens seraient fondamentalement moins bons que nous.

– Mardi 11 octobre : Luc 10.25-373
Aide-nous, Suisses, à déposer devant Toi la peur et la méfiance que nous pouvons éprouver face à notre prochain et nos concitoyens.

– Mercredi 12 octobre : Luc 10.334
Aide-nous à percevoir réellement la détresse et les besoins de nos concitoyens ; aide-nous à surmonter nos barrières et nos préjugés et à apprendre à connaître véritablement notre prochain.

– Jeudi 13 octobre : Romains 13.35
Aide-nous à reconnaître que l’Etat n’est pas un ennemi qui veut nous imposer des restrictions mais que nous formons l’Etat tous ensemble ; aide-nous à contribuer au bien-être de chacun.

– Vendredi 14 octobre : Matthieu 6.326
Aide-nous à reconnaître que Tu nous donnes toujours en suffisance et que nous pouvons nous consacrer à la justice de Dieu sans être préoccupés par notre bien-être personnel.

– Samedi 15 octobre : Matthieu 25.357
Aide-nous, Suisses, à considérer les étrangers d’abord comme des humains qui sont tout autant aimés par Toi. Aide-nous à ne pas seulement revendiquer leur intégration mais aussi à y contribuer.

Liens

Gouverner par la peur ou par l’espérance? http://www.christnet.ch/Home.aspx?docid=957&lang=fr&topmenu=Politics

 


1. Jean 16.33 : «Il fallait que je vous dise aussi cela pour que vous trouviez la paix en moi. Dans le monde vous aurez à souffrir bien des afflictions. Mais courage ! Moi, j’ai vaincu le monde. »

2. Romains 2.14 : « En effet, lorsque les païens qui n’ont pas la loi de Moïse accomplissent naturellement ce que demande cette Loi, ils se tiennent lieu de loi à eux-mêmes, alors qu’ils n’ont pas la Loi. »

3. Luc 10.30-37 : « …Mais qui donc est mon prochain ? En réponse, Jésus lui dit : Il y avait un homme qui descendait de Jérusalem à Jéricho, quand il fut attaqué par des brigands. […] »

4. Luc 10.33 : «Mais un Samaritain qui passait par là arriva près de cet homme. En le voyant il fut pris de pitié. »

5. Romains 13.3: « Car ce sont les malfaiteurs, et non ceux qui pratiquent le bien, qui ont à redouter les magistrats. Tu ne veux pas avoir peur de l’autorité ? Fais le bien, et l’autorité t’approuvera. »

6. Matthieu 6.32 : «… Mais votre Père, qui est aux cieux, sait que vous en avez besoin »

7.  Matthieu 25.35 : « Car j’ai souffert de la faim et vous m’avez donné à manger. J’ai eu soif et vous m’avez donné à boire, j’étais un étranger et vous m’avez accueilli chez vous. »

 

~ 4 min

Semaine 4 – 2 – 8 octobre

Méditation

« Le jeûne qui me plaît est celui qui consiste à détacher les liens de la méchanceté, à délier les courroies de toute servitude, à mettre en liberté tous ceux que l’on opprime et à briser toute espèce de joug. … Oui, alors la justice marchera devant toi, et la gloire de l’Eternel sera l’arrière-garde. » Esaïe 58.6-8

Le mot « jeûner » dans le langage populaire signifie « ne pas manger pendant un certain temps, se priver de plaisirs ». Mais dans ce texte, dans lequel Esaïe décrit le « vrai jeûne », il s’agit de bien plus. Il parle de personnes qui vivent dans la misère fût-ce à cause de traitements injustes ou pour d’autres raisons. « Ne te détourne pas de ton prochain » – c’est un message clair !

 

Réflexions politiques

Dans un contexte politique où  « être radin, c’est bien » et dans lequel prédomine une mentalité de vainqueurs, la Bible nous donne comme mission de chercher des solutions qui servent à nos prochains en souffrance (dans notre pays ou dans le monde). Cela implique par exemple d’obtenir l’égalité salariale entre les hommes et les femmes pour le même travail fourni ; de percevoir des taxes là où certaines personnes accèdent facilement à la fortune afin de soulager le sort des moins aisés ; d’intervenir en faveur du commerce équitable en prenant garde d’acheter des aliments produits et négociés de façon équitable ; mais aussi de s’engager pour des lois du commerce international qui soient justes.

En conséquence, nous pouvons également exercer une pression sur les parlementaires pour lesquels nous votons.

Questions

·         Comment puis-je investir (une partie de) mes richesses afin de pouvoir en faire bénéficier les plus pauvres ?

·         Dans quels domaines puis-je acheter des produits du commerce équitable (et payer plus cher) au lieu d’acheter des produits  bon marché chez un grossiste ?

·         Vais-je me renseigner sur le/la politicien-ne que je souhaite élire, pour savoir notamment si il/elle est saisi-e par la miséricorde de Dieu ?

 

Sujets de prière

·         Dimanche 2 octobre : Esaïe 58.61
Montre-nous, chrétien-ne-s suisses, les personnes autour de nous qui sont opprimées – p.ex. des personnes appartenant à un certain groupe que le monde dévalorise – et montre-nous comment nous pouvons les délivrer de cette oppression.

·         Lundi 3 octobre : Esaïe 58.72
Montre-nous, chrétien-ne-s suisses, où se trouvent les nécessiteux dans notre entourage proche ou d’ailleurs –p.ex. les personnes âgées, les personnes avec un revenu modeste – afin que nous puissions leur donner ce dont ils ont besoin.

·         Mardi 4 octobre : Esaïe 58.83
Montre-nous, chrétien-ne-s suisses, les blessures de notre peuple : les doutes quant à la bienveillance de nos dirigeants, la peur pour nos enfants et nos petits-enfants, la peur concernant nos pensions de retraite.
[Donne ces soucis au Seigneur.]

·         Mercredi 5 octobre : Psaume 25.74
Pardonne-nous – moi, ma famille et notre pays – nos attitudes impitoyables et sans miséricorde, [énumérer des exemples concrets] ; nous sommes dépendants de Ta miséricorde pour pouvoir survivre.
[Prends le temps de vivre un processus de repentance – pour toi et les responsables.]

·         Jeudi 6 octobre : Luc 10.255
Donne-nous, Suisses, des yeux pour voir ceux qui se sont fait agresser et aide-nous à faire ce qui est dans nos cordes pour les aider à vivre ; aide-nous afin que nous puissions faire des pas décisifs pour instaurerdes lois justes dans notre pays ; aide-nous aussi à écouter les suggestions des étrangers.

·         Vendredi 7 octobre : Luc 15.206
Aide les politiciennes et politiciens suisses à faire de la place à la compassion.
[Dans la parabole, le père a accueilli le fils perdu avec beaucoup de compassion – « il fut pris d’une profonde pitié pour lui». Sois ouvert à ce que le Seigneur met en mouvement dans ton for intérieur.]

·         Samedi 8 octobre : Matthieu 5.77
Aide-nous, Suisses, à comprendre plus profondément cette vérité : une attitude miséricordieuse nous ouvre à Ta miséricorde.
Si tu es compatissant, tu récolteras une grande promesse – tu feras toi-même l’expérience de la compassion.

 


1. Esaïe 25.6 : «Le jeûne qui me plaît est celui qui consiste à détacher les liens de la méchanceté, à délier les courroies de toute servitude, à mettre en liberté tous ceux que l’on opprime et à briser toute espèce de joug. »

2. Esaïe 58.7 : « C’est partager ton pain avec ceux qui ont faim, et offrir l’hospitalité aux pauvres sans abri, c’est donner des habits à ceux que l’on voit nu, ne pas te détourner de ton prochain. »

3. Esaïe 58.8 : « Alors, comme l’aurore, jaillira ta lumière, ton rétablissement s’opérera bien vite. Oui, alors la justice marchera devant toi, et la gloire de l’Eternel sera l’arrière-garde. »

4. Psaume 25.7 : «Ne tiens plus compte de ce péchés de ma jeunesse, de mes fautes passées, mais traite-moi selon ta grâce, ô Eternel, toi qui est bon ! »

5. Luc 10.25 et suivants : Parabole du bon samaritain – le plus important des commandements.

6. Luc 15.20 : «Il se mit donc en route pour se rendre chez son père. Comme il se trouvait encore à une bonne distance de la maison, son père l’aperçut et fut pris d’une profonde pitié pour lui. Il courut à la rencontre de son fils, se jeta à son cou et l’embrassa longuement. »

7. Matthieu 5.7 « Heureux ceux qui témoignent de la bonté, car Dieu sera bon pour eux. »

~ 4 min

Semaine 3 – 25 septembre – 1 octobre

Méditation

« Il a aussi le pouvoir de vous combler de toutes sortes de bienfaits : ainsi vous aurez en tout temps et en toutes choses, tout ce dont vous avez besoin, et il vous en restera encore du superflu pour toutes sortes d’œuvres bonnes, ainsi qu’il est écrit : On le voit donner largement aux indigents. Il demeure pour toujours approuvé par Dieu. » (2 Cor. 8.10).

Qui de nous ne se soucie pas de temps à autre de savoir s’il a assez d’argent ? S’il peut ou non se permettre telle ou telle dépense ? Si son argent suffit pour couvrir ses besoins élémentaires ? Nous n’avons pas besoin de nous faire de souci. Dieu est celui qui pourvoit. Il nous offre tout. Il ne veut pas seulement nous couvrir de cadeaux, mais Il veut que tous en profitent. Au travers de nous. Il nous donne assez afin que nous puissions généreusement partager avec les nécessiteux. Il en résulte alors une situation de « gagnant-gagnant » : les nécessiteux obtiennent ainsi les moyens de subsistance nécessaires et nous pouvons en tirer parti. La richesse – et surtout l’avidité susceptible de l’accompagner – peut en effet nous séparer de Dieu. En nous séparant de nos richesses, nous les remettons à la bonne place et nous nous délivrons de l’obstacle qui nous empêche de vivre une vie en abondance.

Réflexions politiques

« C’est l’économie, idiot ! » Cette phrase de la campagne électorale de Clinton est devenue proverbiale. Elle signifie que celui qui veut gagner les élections doit mettre l’économie au centre de sa campagne. Une politicienne qui ne promet pas de croissance économique ne peut pas gagner. En Suisse, la sécurité financière est tout en haut de la liste des priorités.

Tous les pays (ou presque) ne peuvent qu’envier le niveau de vie que la Suisse a atteint. Ce pays est en outre l’un des centres financiers les plus importants. C’est un cadeau, une responsabilité mais aussi un danger ; et ce danger se manifeste lorsque nous nous sacrifions pour maintenir ce niveau de vie. C’est le cas lorsque nos banques engrangent des bénéfices malpropres tous azimuts alors que la politique se contente de sourire béatement sans prendre de mesures (secret bancaire, « too big to fail » etc.)

Le fait que des entreprises pilotent la politique en donnant aux partis plusieurs millions de francs est aussi un sujet très délicat. La Suisse est le seul pays démocratique qui ne connaît pas de régulation sur le financement des partis.

Le texte biblique en introduction montre que nous ne devons pas laisser le dieu Mammon donner le ton. Notre seul chef est au ciel. Il peut remplacer notre peur du « pas assez » par une passion pour le partage, même jusqu’en politique.

Questions

·           Quelles sont les valeurs que je sacrifie sous prétexte de vouloir garder le bien-être de la Suisse ?

·           Quels actes empreints de générosité est-ce que je pourrais promouvoir politiquement ?

Sujets de prière

·         Dimanche 25 septembre : 1 Timothée 6.181
Aide-nous, Suisses rassasiés, à placer les besoins des nécessiteux au-dessus de l’augmentation de notre niveau de vie.

·         Lundi 26 septembre : Jérémie 22.132
Aide-nous, Suisses, à dire oui à des pratiques légales et morales du commerce, et bénis particulièrement les banques et les sociétés de matières premières qui suivent ces pratiques et se privent ainsi de plus gros bénéfices.

·         Mardi 27 septembre : Lévitiques 19.153
Aide-nous, Suisses, afin que l’argent des riches ne puisse pas acheter l’influence politique et procure personnellement aux démunis une voix forte et solide au parlement.

·         Mercredi 28 septembre : Matthieu 6.244
Aide-nous, Suisses, à utiliser les marchés pour le bien-être des personnes et puisses-Tu renverser les marchés là où ces derniers sont devenus un dieu.

·         Jeudi 29 septembre : Matthieu 6.335
Sois Celui qui pourvoit pour nous, donne tout ce dont nous avons besoin dans notre pays – la paix et la prospérité nécessaires à la vie – et donne-nous la confiance que Tu vas le faire.

·         Vendredi 30 septembre : Esaïe 25.4 6
Nous te demandons la protection pour les personnes qui souffrent des conséquences des spéculations – sur la nourriture et les matières premières – menées par des sociétés dont le siège est en Suisse ; mets en lumière ces rapports complexes entres les marchés mondiaux et qui souvent dépassent l’entendement de nos politiciens.

·         Samedi 1er octobre : Amos 5.247
Nous te demandons que la voix de la justice prévale dans les débats politiques sur la baisse des impôts, la fraude fiscale et la concurrence fiscale.

 


1. 1 Timothée 6.18 : «Recommande-leur de faire le bien, d’être riche en œuvres bonnes, d’être généreux et de partager avec les autres. »

2. Jérémie 22.13 : « Malheur à celui qui bâtit sa maison par l’injustice et qui ajoute des pièces à l’étage en violant l’équité, qui fait travailler son prochain pour rien, sans lui donner ce que vaut son travail. »

3. Lévitiques 19.15 : « Vous ne commettrez pas d’injustice dans les jugements. Tu n’avantageras pas le pauvre, et tu ne favoriseras pas le grand ; tu jugeras ton prochain selon la justice. »

4. Matthieu 6.24 : « Nul ne peut en même temps être au service de deux maîtres, car ou bien il détestera l’un et aimera l’autre, ou bien il sera dévoué au premier et méprisera le second. Vous ne pouvez pas servir en même temps Dieu et l’Argent. »

5. Matthieu 6.33 : « Faites donc du règne de Dieu et de ce qui est juste à ses yeux votre préoccupation première, et toutes ces choses vous seront données en plus. »

6. Esaïe 25.4 : « Car tu es un refuge pour celui qui est pauvre et une forteresse pour l’indigent dans sa détresse. Tu es un sûr abri contre la pluie d’orage et tu es notre ombrage au temps de la chaleur. »

7. Amos 5.24 : « Mais que le droit jaillisse comme une source d’eau, que la justice coule comme un torrent puissant ! »

~ 4 min

Semaine 2 – 18-24 septembre

Méditation

« Tu n’exploiteras pas l’étranger qui vit dans ton pays et tu ne l’opprimeras pas, car vous avez été vous-mêmes étrangers en Egypte. » Exode 22.20

« C’est dans la foi que tous [les héros de la foi] sont morts sans avoir reçu ce qui leur avait été promis. Mais ils l’ont vu et salué de loin, et ils ont reconnu qu’ils étaient eux-mêmes étrangers et voyageurs sur la terre. » Hébreux 11.13

A des dizaines de reprises, l’Ancien Testament ordonne de protéger les étrangers. Pour Dieu, les étrangers font partie de ceux qui ont le plus besoin de protection. La raison de cette protection est expliquée par le fait qu’Israël aussi a été étranger (cf. ci-dessus). Or, Jacob était un immigrant économique en Egypte avec ses fils (Gen. 42ss.).

L’attitude de Dieu envers l’étranger transparaît encore plus clairement dans le Nouveau Testament : Dieu rejoint Sa Création en tant qu’étranger incarné en Jésus (Jean 1.11).

Jésus appelle ses disciples à être étrangers au même titre que lui : comme lui, ils sont dans le monde, mais non pas du monde (cf. Jean 17:11.14). Le passage de l’Epître aux Hébreux (cité ci-dessus) illustre cette réalité de manière très nette. En tant que «voyageurs sur terre» nous autres chrétien-ne-s suisses sommes des étrangers dans notre pays ! Ceci nous rendra humbles et nous donnera une compréhension particulière pour nos contemporains étrangers.

Jésus a été clair : grâce à son amour, il nous permet de vaincre nos peurs de l’étranger. Il est certain que Dieu ne nous abandonnera pas si nous suivons son commandement en accueillant l’étranger le cœur ouvert.

Réflexions politiques

Dans le contexte politique actuel, le sujet des étrangers et presque toujours abordé d’un point de vue négatif : surpopulation étrangère, chômage, manque d’intégration, criminalité. Ceci exprime des angoisses que la politique se doit de considérer pour autant qu’elles soient justifiées par les faits. Malheureusement, les aspects positifs ne sont évoqués que rarement : enrichissement culturel (musique), innovation (Nicolas Hayek), joie de vivre, mets (kebab !) etc.

Dans ce contexte, le peuple suisse a fortement durci la politique des étrangers ces dernières années.1 Aujourd’hui, des efforts sont même fournis pour abroger la loi contre le racisme. La seule raison logique pour une telle mesure serait de pouvoir dénigrer, impunément, des populations entières. Pourtant, en tant que chrétien-ne-s, nous ne devrions pas juger une personne selon ses origines.

Questions

·        Qu’est-ce qui me fait peur par rapport aux étrangers ? Que me fait plaisir ?

·        Comment puis-je vivre l’hospitalité divine face aux étrangers ? Personnellement, avec mon Eglise, en politique ?

Prière

§         Dimanche 18.9. : Jean 1.112
Aide-nous, chrétien-ne-s suisses, à mieux comprendre ta nature « étrangère » dans le monde et en Suisse ;merci d’être venu à nous.

§         Lundi 19.9. : Hébreux 11.133
Aide-nous, chrétien-ne-s suisses, à mieux ressentir d’être étrangers en Suisse et, malgré cela, à nous décider d’être « dans » la Suisse.

§         Mardi 20.9. : Exode 22.204
Aide-nous, chrétien-ne-s suisses, à nous identifier avec nos contemporains étrangers ; donne-nous des rencontres génératrices de confiance.

§         Mercredi 21.9. : Jean 13.85
Aide-nous, Suisses, à déposer notre suffisance, à ne plus croire que nous (Suisses, chrétiens etc.) serions meilleures et nos arguments infaillibles ; apprends-nous discuter de façon humble et factuelle.

§         Jeudi 22.9. : Mathieu 25.356
Aide-nous, Suisses, à ouvrir nos cœurs, nos maisons et notre pays pour les étrangers, afin d’honorer Toi et Ton nom.

§         Vendredi 23.9. : Philippiens 3.4-5,7-87
Aide-nous, Suisses, à ne pas nous enorgueillir pour notre origine, mais que nous puissions te « gagner, le Christ ».

§         Samedi 24.9. : Jérémie 29.78
Aide les étrangers en Suisse à être reconnaissants pour leur pays d’accueil et à s’engager dans la prière et par des actions concrètes en faveur de la Suisse.

 


1. Loi sur l’asile et les étrangers, interdiction des minarets, initiative pour le refoulement…

2. Jean 1.11 : « Il est venu chez lui, et les siens ne l’ont pas accueilli. »

3. Hébreux 11.13 : « C’est dans la foi que tous ces gens [les héros de la foi] sont morts sans avoir reçu ce qui leur avait été promis. Mais ils l’ont vu et salué de loin, et ils ont reconnu qu’ils étaient eux-mêmes étrangers et voyageurs sur la terre. »

4. Exode 22.20 : « Tu n’exploiteras pas l’étranger qui vit dans ton pays et tu ne l’opprimeras pas, car vous avez été vous-mêmes étrangers en Egypte. »

5. Jean 13.8 : « Jésus répondit à Pierre : Si je ne te lave pas, il n’y a plus rien de commun entre toi et moi. »

6. Mathieu 25.35,40 : Jésus dit : « J’étais un étranger, et vous m’avez accueilli chez vous… Vraiment, je vous l’assure : chaque fois que vous avez fait cela au moindre de mes frères que voici, c’est à moi-même que vous l’avez fait. »

7. Philippiens 3.4-5,7-8 : « Si quelqu’un croit pouvoir se confier en ce qui vient de l’homme, je le puis bien davantage : … je suis Israélite de naissance, de la tribu de Benjamin, de pur sang hébreu… Toutes ces choses constituaient, à mes yeux, un gain, mais à cause du Christ, je les considère désormais comme une perte. Je vais même plus loin : tout ce en quoi je pourrais me confier, je le considère comme bon à être mis au rebut, afin de gagner le Christ. »

8. Jérémie 29.7 : « Recherchez la prospérité de la ville où je vous ai déportés et priez l’Eternel en sa faveur, car de sa prospérité dépend la vôtre. »

~ 4 min

Semaine 1 – 13-17 septembre

Méditation

« « Que celui d’entre vous qui n’a jamais péché lui jette la première pierre ! « … Après avoir entendu ces paroles, ils s’esquivèrent l’un après l’autre, à commencer par les plus âgés… » (Jean 8.7,9). En effet, les pharisiens et les scribes réalisent qu’ils ont tous péché.

Même nous, croyants, nous ne sommes pas automatiquement « bons ». Nous aussi, nous continuons à pécher et avons besoin d’être pardonnés. C’est pour cela que Jésus lavera les pieds de ses disciples et les exhortera à en faire autant les uns pour les autres (Jean 13). La Bible nous enseigne que nous devons haïr le péché, mais aimer le pécheur…jusqu’à aimer notre ennemi (Matt. 5.44). De même pour l’adversaire politique : il est avant tout une personne aimée de Dieu. Nous devons l’aimer à notre tour, c’est à dire le regarder comme une créature de Dieu. Lui aussi cherche probablement à faire le bien, mais au plus profond de lui il est sous l’emprise de la peur (comme nous), ce qui peut engendrer des attitudes stériles.

 

Réflexions politiques

L’attitude face aux adversaires politiques s’est modifiée au cours des années 1990. Elle est aujourd’hui davantage marquée par le mépris. Les adversaires sont tournés en ridicule, comme ce fut le cas pour le Conseiller fédéral Joseph Deiss lorsqu’il annonça sa démission. Le conseiller national Christoph Mörgeli insulte régulièrement ses opposants en les traitant de petit bourgeois, d’illuminé, d’envieux, etc. Et les Jeunes UDC zurichois ont publié une bande dessinée dans laquelle certains conseillers fédéraux sont présentés comme des prostituées, des homosexuels ou des fainéants. Certaines affiches politiques présentent les opposants comme des rats ou des corbeaux.

A gauche, les attaques verbales ciblent les riches (p.ex: M. Ospel) et le Black bloc pousse jusqu’au recours à la violence. Malheureusement, seule une partie de la gauche s’en démarque clairement. Ainsi, une culture de la dévalorisation de la personne, doublée d’attaques personnelles, s’est installée. Souvent, on part du principe que l’« autre » est « de toute façon malveillant », voire simplement naïf ou stupide. Il ne s’agit plus d’idées ou d’actes qui seraient bons ou mauvais: leurs auteurs sont tout simplement classés « bons » ou « méchants ».

Pourtant, devant Dieu nous n’avons aucun droit de nier aux autres leur dignité, car toute personne est créée et aimée par Lui. La Bible parle ouvertement du péché et de la grâce sans pour autant remettre en cause l’amour réservé aux êtres humains. Bien plus : elle nous met face à un miroir et affirme que nous ne sommes pas meilleurs que les autres (Rom. 3.10).

 

Questions

·        Comment est-ce que je parle de ceux qui ont un avis politique différent ?

·        Quand ai-je intercédé pour la dernière fois en faveur d’un adversaire politique ?

 

Sujets de prière

·        Mardi 13 septembre : Jean 8.71
Aide-nous, Suisses, à ne pas chercher de bouc émissaire, mais à comprendre les aspects structurels derrière une problématique et à en chercher une solution bonne pour tous.

·        Mercredi 14 septembre : Matthieu 5.442
Aide-nous, Suisses, à ne pas voir l’autre comme un danger, mais à croire que Dieu pourvoira à nos besoins.

·        Jeudi 15 septembre : Romains 5.83
Aide-nous, Suisses, à ne pas classer les gens en « bons » et « méchants », mais à déposer notre peur d’autrui et à voir en chacun une personne aimée de Dieu.

·        Vendredi 16 septembre : 2 Timothée 1.74
Aide-nous, Suisses, à ne pas laisser la place aux peurs et au mépris, mais ouvre nos yeux et oreilles à ta force, ton amour et ton intelligence ; fais que les voix de la crainte et du dédain ne soient pas écoutées.

·        Samedi 17 septembre : Matthieu 5.21+225
Garde-nous, Suisses, d’utiliser la violence comme moyen politique, y compris pour amener le bien ; envoie Ton Esprit dans nos cœurs et protège la Suisse.

 


1. Jean 8.7 : « Que celui d’entre vous qui n’a jamais péché lui jette la première pierre ! »

2. Matthieu 5.44,45 : « Aimez vos ennemis et priez pour ceux qui vous persécutent. Ainsi vous vous comporterez vraiment comme des enfants de votre Père céleste, car lui, il fait luire son soleil sur les méchants aussi bien que sur les bons, et il accorde sa pluie à ceux qui sont justes comme aux injustes. »

3. Romains 5.7,8 : « Mais voici comment Dieu nous montre l’amour qu’il a pour nous : alors que nous étions encore des pécheurs, le Christ est mort pour nous. »

4. 2 Timothée 1.7 : « Dieu nous a donné un Esprit qui, loin de faire de nous des lâches, nous rend forts, aimants et réfléchis. »

5. Matthieu 5.21,22 : « Vous avez appris qu’il a été dit à nos ancêtres : ‘Tu ne commettras pas de meurtre. Si quelqu’un a commis un meurtre, il en répondra devant le tribunal.’ Eh bien, moi, je vous dis : Celui qui se met en colère contre son frère sera traduit en justice. Celui qui lui dit ‘imbécile’ passera devant le tribunal, et celui qui le traite de fou est bon pour le feu de l’enfer. »