• Lien vers X Lien vers X Lien vers X
  • Lien vers Facebook Lien vers Facebook Lien vers Facebook
  • Lien vers Instagram Lien vers Instagram Lien vers Instagram
  • Magazine
    • Dernier articles
    • ChristNet Dossiers
      • Pouvoir de l’information
      • « Valeurs chrétiennes – démocratie saine » ?
  • Qui sommes-nous ?
    • Membres
    • Vision
    • Mission
    • Action
    • Réseau
  • S’engager
    • Newsletter
    • Groupes de prières
    • Action
    • Rédaction et traduction
    • Devenir membre
  • Contact
  • 25 🎉
  • Faire un don
  • Deutsch
  • Cliquez pour ouvrir le champ de recherche Cliquez pour ouvrir le champ de recherche Rechercher
  • Menu Menu

L’Église et l’État, tiraillés entre leurs missions respectives

Dossier : Valeurs chrétiennes - démocratie saine ?, Justice, Politique, Société, Theologie
Lesezeit / Temps de lecture ~ 5 min

L’Église et l’État, tiraillés entre leurs missions En Suisse, nous parlons d’une séparation entre l’Église et l’État, qui doit permettre la liberté de religion et la neutralité de l’État. Mais si leurs missions respectives viennent à se confondre, cela peut avoir de graves conséquences pour l’ensemble de la société.

Pour comprendre les relations actuelles entre l’Église et l’État dans le monde occidental, il faut se plonger dans l’histoire de l’Église. En effet, la révolution papale de la fin du XIe siècle a marqué le début d’une lutte sans fin entre le pouvoir spirituel et le pouvoir temporel qui, selon Klaus Roth, a accéléré la formation du système étatique européen (2006 : 79). L’idée de l’État est donc le résultat d’attentes non satisfaites, selon lesquelles une coexistence harmonieuse entre l’empereur et le pape permettrait de convertir l’humanité entière à la foi chrétienne et d’instaurer un ordre conforme à la volonté de Dieu (cf. Schmitt 1950, 30, 96f.). Bien que la foi chrétienne ait retrouvé une importance centrale dans la formation des États pendant la Réforme et la Contre-Réforme (Roth 2006 : 89f.), l’État s’est émancipé de la tutelle religieuse du christianisme au cours de la Révolution française et est devenu souverain. Selon Ernst-Wolfgang Böckenförde (1982 : 64), la séparation de l’Église et de l’État n’était pas radicale, mais équilibrée. Ainsi, les deux pouvaient remplir leur mission indépendamment l’un de l’autre et interagir : l’État est le représentant de la loi et de l’ordre et l’Église la proclamatrice de l’Évangile.

Influence de l’Église sur l’État

La mission de l’Église, qui consiste à proclamer l’Évangile, est généralement considérée comme apolitique (Böckenförde 1982 : 82). Mais elle peut exercer une influence politique involontaire par le biais de l’effet de l’Évangile sur la société. C’est le cas, par exemple, lorsque des questions de morale et d’éthique sont soumises au vote et que les chrétiens, en tant que citoyens, utilisent leur voix de manière ciblée sur ces sujets (1982 : 83). Grâce à la neutralité de l’État et à la liberté de religion, le christianisme peut continuer à s’impliquer dans la vie sociale et parfois influencer l’ordre juridique (1982 : 66). En effet, les valeurs du christianisme constituent encore le fondement de l’ordre politique dans de nombreux pays occidentaux (1982 : 67f.). L’Église transmet les valeurs, car l’État ne peut le faire sans renoncer à sa neutralité religieuse. Cependant, une société pluraliste attend de l’Église qu’elle traduise ses valeurs de manière à ce que même les personnes sans lien avec le christianisme puissent les adopter et les intégrer dans leur propre vision du monde. La question se pose alors de savoir dans quelle mesure l’Église doit assumer son rôle de transmetteur de valeurs. Est-elle en mesure de remplir ainsi sa mission d’annonce de l’Évangile ou bien la dénature-t-elle par la sécularisation de ses valeurs ? Pour Böckenförde, une chose est sûre : « Contribuer à l’intégration d’une société pluraliste par la formation d’un consensus approprié ne fait pas partie de la mission spirituelle de l’Église. {…} La fidélité à sa mission peut la contraindre à tenir des propos et à agir de manière désintégratrice » (1982 : 71). Selon lui, l’Église ne doit pas s’engager en faveur de l’intégration d’un fondement libéral et démocratique qui contredit les principes chrétiens.

Tirer les leçons de l’histoire

Récemment, la démocratie en tant que forme de gouvernement a également été critiquée parce que les valeurs laïques ont gagné en influence dans la société et ont donc été plus souvent inscrites dans la loi (par exemple, le mariage pour tous). Cela a suscité le mécontentement de nombreux chrétiens et chrétiennes et un désir ardent de voir le royaume de Dieu s’instaurer sur terre. Il n’est donc pas surprenant qu’ils se rallient à un dirigeant politique qui défend leurs intérêts, ou du moins qui prétend le faire. C’est actuellement le cas, entre autres, aux États-Unis et au Salvador. On y observe de manière très frappante le mélange des rôles de l’Église et de l’État, qui entraîne un abandon des ordres démocratiques au profit de systèmes totalitaires.

Eric Voegelin et Raymond Aron qualifiaient ces régimes violents de « religions politiques » (Maier 2006 : 18). Ils y voient une tentative de donner une dimension quasi religieuse à l’ordre politique et des parallèles avec les modèles de la culture politique et religieuse unifiée de l’Antiquité. « Les régimes totalitaires modernes sont toutefois aussi le visage déformé d’un christianisme perverti, dont il ne reste que l’ordre extérieur, la contrainte et la discipline (2006 : 18f.). Avec leurs soi-disant « doctrines pures », ils auraient imité des développements problématiques de l’histoire du christianisme.

Il ne semble donc pas fortuit que l’émergence de régimes violents modernes s’accompagne d’une résurgence démesurée du culte de la personnalité, de la déification des dirigeants et des martyrs dans le contexte de la politique totalitaire (Maier 2006 : 19). Les événements actuels aux États-Unis illustrent très clairement cette situation. Ce qui ne devait être qu’un grand service commémoratif pour l’activiste et évangéliste assassiné Charlie Kirk a pris une dimension politique inquiétante avec le discours de Donald Trump, dans lequel il a insisté sur la nécessité de se venger de « la gauche radicale ». Ses déclarations contredisaient également celles d’Erika Kirk, qui avait pardonné au meurtrier de son mari (FOX 9 Minneapolis-St. Paul, 2025).

Au vu de ces événements, il est d’autant plus important de se rappeler pourquoi l’État s’est séparé de l’Église au fil des siècles. La séparation des deux institutions reste absolument nécessaire : premièrement, pour une coexistence pacifique au sein de la société ; deuxièmement, pour une liberté de religion qui nous permette, à nous chrétiens, de vivre notre foi publiquement et en privé sans être persécutés ; et troisièmement, pour que l’État et l’Église puissent chacun remplir leur mission. Dans une démocratie, l’État et l’Église peuvent remplir leurs missions, mais dans un système totalitaire, elles se dissolvent. Comme l’histoire nous l’enseigne, les régimes totalitaires sont souvent pseudo-chrétiens et imprégnés d’hérésies favorables au dirigeant en place. Tirons les leçons de l’histoire et prenons au sérieux l’avertissement de Hermann Heller : « L’État ne peut devenir totalitaire que s’il redevient un État et une Église en un, mais ce retour à l’Antiquité n’est possible que par un rejet radical du christianisme » (1929 : 56).

Engageons-nous donc en faveur d’une démocratie saine, imprégnée des valeurs chrétiennes, en Suisse, afin de pouvoir continuer à remplir notre mission d’annonce de l’Évangile !


Sources

Böckenförde, E-W. (1982) : État, société, Église. Dans : Böckle, F., Kaufmann, F-X., Rahner, K. et Welte, B. (éd.) (1982) : Christlicher Glaube in moderner Gesellschaft. Volume 15. Herder Freiburg. Fribourg-en-Brisgau. pp. 64-83.

FOX 9 Minneapolis- St.Paul (2025) : Cérémonie commémorative complète de Charlie Kirk. Youtube (consulté le 22/09/2025)

Heller, H. (1929) : L’Europe et le fascisme. de Gruyter. Berlin. pp. 56.

Maier, H (2006) : Un État constitutionnel démocratique sans christianisme – qu’est-ce qui serait différent ? Dans : Brocker, M., Stein, T. (éd.) (2006) : Christentum und Demokratie. WGB (Wissenschaftliche Buchgesellschaft). Darmstadt. pp. 18-19.

Roth. K. (2006) : Ordnungskrise von Kirche und Reich und die Genese des modernen Staates. Dans : Brocker, M., Stein, T. (éd.) (2006) : Christianisme et démocratie. WGB (Wissenschaftliche Buchgesellschaft). Darmstadt. pp. 79-92.

Schmitt, C. (1950) : Le nomos de la terre dans le droit international public. Dunker & Humblot. Berlin. pp. 30, 96f.

26. novembre 2025/0 Commentaires/par Noelia Trachsel
https://christnet.ch/wp-content/uploads/2025/11/QmVkV1a8Cn16YYCyLKVSNT7YXM8ETMBaRXF4Ky7z3wakbj.jpg 1130 1500 Noelia Trachsel https://christnet.ch/wp-content/uploads/2023/06/Logo-Christnet-2023-3240.svg Noelia Trachsel2025-11-26 17:34:112026-06-08 13:14:17L’Église et l’État, tiraillés entre leurs missions respectives

Une meilleure protection du climat grâce à un impôt sur les successions au niveau fédéral ?

Environnement, Justice, Politique
Lesezeit / Temps de lecture ~ 4 min

L’initiative « Pour une politique climatique sociale – financée de manière fiscalement équitable » (Initiative pour l’avenir), qui sera soumise au vote le 30 novembre 2025, demande l’introduction d’un impôt sur les successions et les donations au niveau fédéral. Toute personne héritant ou donnant plus de 50 millions de francs suisses devrait payer 50 % d’impôts sur le montant excédant cette somme. Les personnes disposant d’une fortune importante devraient ainsi contribuer davantage au financement de la protection du climat et à une transformation socialement équitable de l’économie.

Depuis l’adoption de la loi sur la protection du climat en juin 2023, la Confédération dispose chaque année de 2 milliards de francs pour financer des mesures de protection du climat. Ces mesures comprennent, par exemple, le passage des énergies fossiles aux énergies renouvelables. Le comité d’initiative est convaincu que l’argent provenant d’un impôt sur les successions et les donations au niveau fédéral permettrait de disposer de moyens financiers supplémentaires pour la protection du climat. La modification constitutionnelle vise également à contribuer à une transformation socio-économique et écologique de l’économie dans son ensemble, en particulier dans les domaines du travail, du logement et des services publics. Les recettes de la nouvelle taxe sur les successions et les donations seraient versées pour deux tiers à la Confédération et pour un tiers aux cantons.

Justice sociale, protection du climat et économie

Pour les partisans de l’initiative, le lien entre politique climatique et justice sociale est au cœur de l’initiative. Les personnes très fortunées ont la possibilité de voyager beaucoup à titre privé, disposent souvent de plusieurs résidences et consomment plus de gaz à effet de serre que la moyenne suisse. Du point de vue des initiants, ces personnes devraient donc contribuer davantage à la protection du climat. Grâce aux recettes supplémentaires, la Confédération et les cantons pourraient financer davantage de mesures contre la crise climatique sans alourdir la charge pesant sur les personnes à faibles revenus.

Les opposants à l’initiative soulignent que l’assujettissement à l’impôt des successions et donations importantes pourrait avoir des répercussions négatives sur l’attractivité de la Suisse et entraîner une baisse des recettes pour la Confédération, les cantons et les communes en raison du départ de personnes fortunées. Bien que le projet prévoie d’empêcher l’évasion fiscale par le biais du déménagement, l’initiative prévoit un délai pouvant aller jusqu’à trois ans après son adoption avant que toutes les dispositions nécessaires à sa mise en œuvre n’entrent en vigueur. Les recettes supplémentaires escomptées devraient donc être inférieures à celles espérées par le comité d’initiative : au lieu de 6 milliards, elles ne s’élèveraient qu’à 4,3 milliards.

Le projet soulève donc plusieurs questions : l’impôt sur les successions et les donations au niveau fédéral est-il vraiment le moyen le plus équitable sur le plan social pour financer la protection du climat ? Comment mettre en œuvre ces mesures sans nuire à l’attractivité de la Suisse ? Comment garantir que les recettes seront effectivement utilisées de manière ciblée, alors que c’est finalement le Parlement qui décide de l’affectation des fonds ? Pour répondre à ces questions, il est utile de se pencher sur l’initiative sur l’impôt sur les successions de 2015.

L’initiative sur l’impôt sur les successions de 2015 comme modèle

Il y a dix ans, les électeurs avaient déjà été appelés à se prononcer sur une initiative relative à l’impôt sur les successions. ChristNet s’était alors fortement engagé en faveur de l’adoption de cette initiative, car elle suivait le principe biblique selon lequel il ne faut pas accumuler des richesses, mais les distribuer généreusement aux nécessiteux (voir l’article Communiqué de presse – L’impôt sur les successions : un impôt biblique ?). Le projet prévoyait principalement une imposition de 20 % sur les très grosses successions afin de lutter contre l’aggravation des inégalités entre riches et pauvres. À l’époque, les deux tiers de l’impôt sur les successions et les donations devaient être versés au fonds de compensation de l’assurance vieillesse et survivants (AVS) et un tiers devait rester aux cantons. Le projet prévoyait également des réductions lorsque des entreprises ou des exploitations agricoles faisaient partie de la succession ou de la donation et étaient reprises par les héritiers ou héritières pour une durée minimale de dix ans. Cela devait permettre de ne pas mettre en péril la pérennité de l’entreprise et des emplois. Les entreprises familiales pouvaient compter sur un abattement de 50 millions, ce qui aurait permis aux PME d’être transmises en franchise d’impôt.

L’initiative sur l’impôt sur les successions de 2015 était dans l’ensemble un projet de votation très soigneusement élaboré, qui soulignait le fait que l’impôt sur les successions doit être considéré comme l’impôt le plus équitable sur le plan social (voir l’article L’impôt le plus équitable – Arguments en faveur de la réforme de l’impôt sur les successions). Malheureusement, elle n’a pas été acceptée par la population. Le vote du 30 novembre 2025 offre donc une bonne occasion de décider de la manière dont les grandes successions devront être réparties et utilisées à l’avenir de manière socialement, écologiquement et économiquement durable, et de donner autant de poids que possible au « oui » du résultat du vote afin qu’un impôt national sur les successions plus équilibré puisse finalement être mis en œuvre à une date ultérieure.


Sources

Chancellerie fédérale CF. Initiative populaire fédérale « Pour une politique climatique sociale et équitable sur le plan fiscal (Initiative pour l’avenir) ». Lien (état au 18.11.2025)

Le Conseil fédéral. Le portail du gouvernement suisse. Votation populaire du 30 novembre 2025. Lien (état au 18.11.2025)

Le Parlement suisse. Pour une politique climatique sociale – financée de manière fiscalement équitable (Initiative pour l’avenir). Lien (état au 18.11.2025)

Comité pour un avenir. Jeunes socialistes suisses. OUI à l’initiative pour un avenir. Lien (état au 18.11.1015)

18. novembre 2025/0 Commentaires/par Noelia Trachsel
https://christnet.ch/wp-content/uploads/2025/11/claudio-schwarz-htol9OLeW20-unsplash-scaled-e1763461333313.jpg 836 1758 Noelia Trachsel https://christnet.ch/wp-content/uploads/2023/06/Logo-Christnet-2023-3240.svg Noelia Trachsel2025-11-18 18:18:402025-11-26 12:00:01Une meilleure protection du climat grâce à un impôt sur les successions au niveau fédéral ?

Service Citoyen – Partager les responsabilités, renforcer la communauté

Justice, Social, Société
Lesezeit / Temps de lecture ~ 4 min

Le 30 novembre 2025, la Suisse votera sur l’initiative « Service citoyen ». Il s’agit d’étendre le service militaire et civil à tous les citoyens suisses. ChristNet soutient ce service citoyen général, car il renforce la perspective du bien commun.

Le service citoyen suscite des débats. Ses détracteurs mettent en garde contre la contrainte et la bureaucratie, tandis que ses partisans y voient une chance pour la cohésion sociale. Mais au-delà du débat politique, une question plus profonde se pose : comment une société moderne peut-elle répartir plus équitablement les responsabilités, et quel serait l’impact sur nous tous ?

Une nouvelle conception de la responsabilité

La Suisse vit de l’engagement de ses citoyens. D’innombrables tâches sont assumées par des bénévoles, des proches, des églises, des associations et des organisations sociales. Mais cet engagement repose sur les épaules d’une minorité. Beaucoup profitent d’une infrastructure de solidarité sans y participer eux-mêmes. Le service citoyen permettrait de répartir cette responsabilité de manière plus équitable et de montrer que le bien commun ne va pas de soi.

Les détracteurs craignent la contrainte, l’inefficacité ou la perte du véritable volontariat. Ces préoccupations méritent d’être entendues. Mais elles ne vont pas assez loin. Un service commun ne serait pas l’expression d’une méfiance à l’égard des citoyens, mais une reconnaissance de leur potentiel. Il ne mettrait pas les jeunes sous tutelle, mais leur ferait confiance pour assumer des responsabilités. La liberté ne diminue pas lorsqu’elle inclut la responsabilité, elle gagne en profondeur.

Rencontre contre la polarisation

Un tel service pourrait avoir un effet bénéfique sur la société. La dernière étude sur la polarisation réalisée par Pro Futuris montre à quel point les modes de vie en Suisse divergent. Les gens se rencontrent moins souvent en dehors de leur bulle sociale ou politique. Le Service Citoyen permettrait d’inverser cette tendance. Lorsque des jeunes adultes issus de régions et de milieux différents travaillent ensemble, ils vivent des expériences qui les rapprochent. Agir ensemble crée de la proximité là où la distance s’est installée et de la compréhension là où règnent les préjugés. Ce n’est pas du romantisme, mais de la psychologie sociale : la confiance naît lorsque les gens apprennent à se connaître, et non à travers les commentaires et les gros titres.

La responsabilité comme foi vécue

Du point de vue chrétien également, cette idée est familière. La foi considère l’être humain comme un être relationnel, créé pour se soutenir mutuellement. « Portez les fardeaux les uns des autres » (Galates 6,2) ne décrit pas une exigence morale excessive, mais une conception réaliste de la communauté. Personne ne peut ni ne doit tout porter seul. La solidarité n’est pas une faiblesse, mais l’expression d’une charité vécue. Le service citoyen pourrait contribuer à réinscrire plus fortement cette attitude dans la culture sociale.

Jésus a toujours cherché à se rapprocher des pauvres, des exclus, des étrangers. Son amour du prochain était concret. Il dépassait les frontières au lieu de les renforcer. Une démocratie moderne peut tirer des leçons de cette attitude. Lorsque les jeunes découvrent ce que signifie l’entraide dans le cadre d’un service commun, la confiance s’installe – et la confiance comble les fossés que les débats politiques ne parviennent pas à combler.

Des expériences marquantes

Un service civique de ce type aurait également pour effet de rapprocher les générations. Les jeunes travailleraient avec des personnes âgées qui ont besoin de leur aide. À l’inverse, les personnes âgées verraient que la génération suivante est prête à prendre ses responsabilités. Cette expérience mutuelle de fiabilité peut combler le fossé entre les jeunes et les personnes âgées. Elle crée un respect réciproque, une attitude qui se perd de plus en plus dans le débat politique et social.

Aujourd’hui, de nombreux jeunes sont en quête de sens, d’appartenance et d’orientation. Le service à la communauté peut leur permettre de vivre de telles expériences. Il les confronte à d’autres réalités de la vie, à des limites, mais aussi à la force de faire bouger les choses ensemble. Les personnes qui découvrent que leur engagement compte perçoivent leur pays, leurs concitoyens et elles-mêmes différemment. À long terme, cela peut façonner une nouvelle génération de citoyens qui considèrent la société non pas comme quelque chose que l’on consomme, mais comme quelque chose que l’on façonne.

Des attentes réalistes, un effet à long terme

Bien sûr, le service citoyen comporte des défis. Son organisation serait complexe, son financement exigeant. Il faut des conditions équitables, des tâches utiles et un bon accompagnement. Mais ceux qui ne voient que les difficultés négligent les avantages réels. Une société dans laquelle les gens se rencontrent, se rendent service et partagent les responsabilités est moins vulnérable. Elle résiste mieux aux tensions, car elle sait ce qui la soude.

Au fond, le Service Citoyen repose sur une idée simple mais profonde : la communauté ne se construit pas avec des mots, mais avec des actes. Dans la perspective chrétienne, il ne s’agit pas d’un luxe politique, mais de l’expression de la foi au quotidien. Assumer ses responsabilités signifie donner forme à sa propre foi – dans les maisons de retraite, sur les chantiers, dans les écoles, dans les forêts. Cela signifie non pas affirmer la valeur de l’autre de manière théorique, mais la rendre visible dans la pratique.

À long terme, un tel service pourrait également changer la culture démocratique. Lorsque les gens ont appris à partager les responsabilités, ils sont plus disposés à écouter, à négocier et à trouver des compromis. Cela protège du cynisme et de la résignation, des attitudes qui sapent les démocraties de l’intérieur. Ceux qui font l’expérience du soutien de la société perdent moins rapidement confiance en elle.

La confiance comme valeur d’avenir

Le Service Citoyen ne serait donc pas un projet moral, mais une forme concrète de solidarité vécue. Il rassemblerait des personnes qui n’auraient autrement guère de contacts entre elles et leur montrerait qu’elles dépendent les unes des autres. À une époque où la méfiance grandit et où beaucoup se replient sur eux-mêmes, cela pourrait faire toute la différence. Partager les responsabilités, c’est partager l’espoir – et c’est peut-être là que commence la guérison sociale.

 

13. novembre 2025/0 Commentaires/par Lea Blattner
https://christnet.ch/wp-content/uploads/2025/11/service-citoyen-12783912.jpg 1125 2000 Lea Blattner https://christnet.ch/wp-content/uploads/2023/06/Logo-Christnet-2023-3240.svg Lea Blattner2025-11-13 14:14:402025-11-13 14:14:40Service Citoyen – Partager les responsabilités, renforcer la communauté

Pages

  • 25ans
  • 404
  • calendar- Platzhalter für Events Plugin – NICHT LÖSCHEN
  • Contact
  • dates
  • Devenir auteur(e) sur ChristNet
  • Donner
  • Dossier : « Valeurs chrétiennes – démocratie saine » ?
  • Dossier: « Pouvoir de l’information »
  • Dossiers
  • Inscription au Forum 2024 FR
  • L’amour du prochain: réfléchir, s’engager
  • membres
  • Mentions légales
  • News
  • Participer
  • Sur Nous

Catégories

  • Amour prochain
  • Developement
  • Dossier : Valeurs chrétiennes – démocratie saine ?
  • Dossiers
  • Economie
  • Environnement
  • Justice
  • News-FR
  • Philosophie
  • Politique
  • Pour Notre Compte
  • Pouvoir de l'information
  • Santé
  • Social
  • Société
  • Theologie

Archive

  • mai 2026
  • avril 2026
  • mars 2026
  • février 2026
  • janvier 2026
  • décembre 2025
  • novembre 2025
  • octobre 2025
  • septembre 2025
  • août 2025
  • juillet 2025
  • juin 2025
  • mai 2025
  • avril 2025
  • mars 2025
  • février 2025
  • janvier 2025
  • décembre 2024
  • novembre 2024
  • octobre 2024
  • septembre 2024
  • août 2024
  • juillet 2024
  • juin 2024
  • mai 2024
  • avril 2024
  • mars 2024
  • février 2024
  • janvier 2024
  • décembre 2023
  • novembre 2023
  • octobre 2023
  • septembre 2023
  • août 2023
  • juin 2023
  • mai 2023
  • avril 2023
  • mars 2023
  • février 2023
  • janvier 2023
  • décembre 2022
  • novembre 2022
  • octobre 2022
  • septembre 2022
  • mai 2022
  • janvier 2022
  • novembre 2021
  • septembre 2021
  • juillet 2021
  • juin 2021
  • mai 2021
  • avril 2021
  • février 2021
  • novembre 2020
  • octobre 2020
  • septembre 2020
  • juillet 2020
  • juin 2020
  • mai 2020
  • janvier 2020
  • octobre 2019
  • mai 2019
  • avril 2019
  • mars 2019
  • décembre 2018
  • août 2018
  • juin 2018
  • avril 2018
  • novembre 2017
  • septembre 2017
  • avril 2017
  • février 2017
  • octobre 2016
  • août 2016
  • juillet 2016
  • juin 2016
  • mai 2016
  • mars 2016
  • février 2016
  • novembre 2015
  • octobre 2015
  • septembre 2015
  • juillet 2015
  • avril 2015
  • mars 2015
  • février 2015
  • janvier 2015
  • décembre 2014
  • novembre 2014
  • septembre 2013
  • mai 2013
  • février 2013
  • novembre 2012
  • septembre 2012
  • juin 2012
  • mai 2012
  • mars 2012
  • novembre 2011
  • octobre 2011
  • septembre 2011
  • mars 2011
  • décembre 2010
  • novembre 2010
  • octobre 2010
  • juin 2010
  • mai 2010
  • avril 2010
  • février 2010
  • décembre 2009
  • novembre 2009
  • juin 2009
  • novembre 2008
  • octobre 2008
  • mai 2008
  • octobre 2007
  • septembre 2007
  • juin 2007
  • mai 2007
  • avril 2007
  • février 2007
  • décembre 2006
  • octobre 2006
  • juin 2006
  • février 2006
  • janvier 2006
  • décembre 2005
  • octobre 2005
  • septembre 2005
  • juillet 2005
  • avril 2005
  • mars 2005
  • février 2005
  • janvier 2005
  • décembre 2004
  • novembre 2004
  • août 2004
  • juillet 2004
  • avril 2004
  • janvier 2003
  • juillet 2002
  • juin 2002
  • avril 2002
  • mars 2002
  • janvier 2002
  • janvier 2001

Contact
Association de soutien ChristNet
3000 Berne

info@christnet.ch

CH61 0900 0000 3072 3995 2

Mentions légales

Dons
ChristNet est financé en grande partie par tes dons individuels. Si tu souhaites nous soutenir, clique ici.

Newsletter
Interpelé-e ? Si tu partages notre vision, n’hésite pas à nous suivre en t’abonnant à notre Newsletter. S’abonner ici.

Faire défiler vers le haut Faire défiler vers le haut Faire défiler vers le haut

Ich bin damit einverstanden, dass Christnet Tracking-Technologien von Drittanbietern verwendet, um personenbezogene Daten zu verarbeiten, ein Benutzerprofil zu erstellen und mir interessenbezogene Werbung anzuzeigen. Ich kann meine Einwilligung jederzeit mit Wirkung für die Zukunft widerrufen (unten links auf das Schloss klicken). Hier finden Sie unsere Datenschutzerklärung.

J'accepte que Christnet utilise des technologies de suivi de tiers pour traiter des données personnelles, créer un profil d'utilisateur et m'afficher des publicités basées sur mes centres d'intérêt. Je peux révoquer mon consentement à tout moment avec effet pour l'avenir (cliquer sur le cadenas en bas à gauche). Vous trouverez ici notre déclaration de protection des données.

Verweigern/RefuserAkzeptieren/AccepterCookie-Einstellungen/Paramètres des cookies

Cookie- und Privatsphäreeinstellungen/Paramètres de cookies et de confidentialité



Wie wir Cookies verwenden/Comment nous utilisons les cookies

Wir können Cookies anfordern, die auf Ihrem Gerät eingestellt werden. Wir verwenden Cookies, um uns mitzuteilen, wenn Sie unsere Websites besuchen, wie Sie mit uns interagieren, Ihre Nutzererfahrung verbessern und Ihre Beziehung zu unserer Website anpassen.

Klicken Sie auf die verschiedenen Kategorienüberschriften, um mehr zu erfahren. Sie können auch einige Ihrer Einstellungen ändern. Beachten Sie, dass das Blockieren einiger Arten von Cookies Auswirkungen auf Ihre Erfahrung auf unseren Websites und auf die Dienste haben kann, die wir anbieten können.

Nous pouvons demander des cookies qui sont configurés sur votre appareil. Nous utilisons des cookies pour nous dire quand vous visitez nos sites web, comment vous interagissez avec nous, pour améliorer votre expérience d'utilisateur et pour personnaliser votre relation avec notre site web.

Cliquez sur les différents titres de catégories pour en savoir plus. Vous pouvez également modifier certains de vos paramètres. Notez que le blocage de certains types de cookies peut avoir un impact sur votre expérience sur nos sites web et sur les services que nous pouvons offrir.

Wichtige Website Cookies/Cookies importants du site web

Diese Cookies sind unbedingt erforderlich, um Ihnen die auf unserer Website verfügbaren Dienste zur Verfügung zu stellen und einige ihrer Funktionen zu nutzen.

Da diese Cookies zur Bereitstellung der Website unbedingt erforderlich sind, können Sie sie nicht ablehnen, ohne die Funktionsweise unserer Website zu beeinträchtigen. Sie können sie blockieren oder löschen, indem Sie Ihre Browsereinstellungen ändern und das Blockieren aller Cookies auf dieser Website erzwingen.

Ces cookies sont strictement nécessaires pour vous fournir les services disponibles sur notre site et pour utiliser certaines de ses fonctionnalités.

Ces cookies étant strictement nécessaires à la fourniture du site, vous ne pouvez pas les refuser sans affecter le fonctionnement de notre site. Vous pouvez les bloquer ou les supprimer en modifiant les paramètres de votre navigateur et en forçant le blocage de tous les cookies sur ce site.

Google Analytics Cookies/Cookies Google Analytics

Diese Cookies sammeln Informationen, die entweder in aggregierter Form verwendet werden, um zu verstehen, wie unsere Website genutzt wird oder wie effektiv unsere Marketingkampagnen sind, oder um uns zu helfen, unsere Website und Anwendung für Sie anzupassen, um Ihre Erfahrung zu verbessern.

Wenn Sie nicht möchten, dass wir Ihren Besuch auf unserer Website verfolgen, können Sie das Tracking in Ihrem Browser hier deaktivieren:

Ces cookies collectent des informations qui sont utilisées soit sous forme agrégée pour comprendre comment notre site web est utilisé ou quelle est l'efficacité de nos campagnes de marketing, soit pour nous aider à personnaliser notre site web et notre application pour vous afin d'améliorer votre expérience.

Si vous ne souhaitez pas que nous suivions votre visite sur notre site, vous pouvez désactiver le tracking dans votre navigateur ici :

Andere externe Dienste/Autres services externes

Wir verwenden auch verschiedene externe Dienste wie Google Webfonts, Google Maps und externe Videoanbieter. Da diese Anbieter möglicherweise personenbezogene Daten wie Ihre IP-Adresse sammeln, können Sie diese hier blockieren. Bitte beachten Sie, dass dies die Funktionalität und das Erscheinungsbild unserer Website stark beeinträchtigen kann. Änderungen werden wirksam, sobald Sie die Seite neu laden.

Google Webfont-Einstellungen:

Google Karteneinstellungen:

Vimeo und Youtube Video bettet ein:

Nous utilisons également différents services externes tels que Google Webfonts, Google Maps et des fournisseurs de vidéos externes. Comme ces fournisseurs peuvent collecter des données personnelles telles que votre adresse IP, vous pouvez les bloquer ici. Veuillez noter que cela peut fortement affecter la fonctionnalité et l'apparence de notre site web.

Les modifications prennent effet dès que vous rechargez la page.

Paramètres de Google Webfont :

Paramètres de la carte Google :

Vimeo et Youtube Vidéo intégrée :

Datenschutz-Bestimmungen/Dispositions relatives à la protection des données

Sie können unsere Cookies und Datenschutzeinstellungen im Detail auf unserer Datenschutzrichtlinie nachlesen.

L’Église et l’État, tiraillés entre leurs missions respectives

Vous pouvez consulter nos cookies et nos paramètres de confidentialité en détail sur notre politique de confidentialité.

L’Église et l’État, tiraillés entre leurs missions respectives
Einstellungen übernehmen/Appliquer les paramètres
Ouvrir la barre de message Ouvrir la barre de message Ouvrir la barre de message