• Lien vers X Lien vers X Lien vers X
  • Lien vers Facebook Lien vers Facebook Lien vers Facebook
  • Lien vers Instagram Lien vers Instagram Lien vers Instagram
  • 25
  • Magazine
  • Qui sommes-nous ?
    • Membres
    • Vision
    • Mission
    • Action
    • Réseau
  • S’engager
    • Newsletter
    • Groupes de prières
    • Action
    • Rédaction et traduction
    • Devenir membre
  • Contact
  • Faire un don
  • Deutsch
  • Cliquez pour ouvrir le champ de recherche Cliquez pour ouvrir le champ de recherche Rechercher
  • Menu Menu

Déficits démocratiques : la Suisse est elle aussi concernée

Dossier : Valeurs chrétiennes - démocratie saine ?, Justice, Politique, Social, Société
Lesezeit / Temps de lecture ~ 7 min

La Suisse est souvent considérée à l’échelle internationale comme un modèle de démocratie qui fonctionne. Grâce à ses instruments de démocratie directe, tels que l’initiative populaire et le référendum, le pouvoir politique semble particulièrement proche du peuple. Pourtant, un examen plus approfondi montre que la Suisse présente elle aussi divers déficits démocratiques.

Ces déficits démocratiques expliquent pourquoi les intérêts économiques l’emportent souvent sur la volonté populaire.

Financement opaque de la politique

Le financement de la politique constitue un problème central. En Suisse, les milieux disposant de moyens financiers importants, tels que les entreprises, les associations ou les particuliers fortunés, ont nettement plus de possibilités d’influencer les processus politiques. Ils peuvent soutenir les campagnes électorales et référendaires à coups de sommes considérables et ainsi influencer l’opinion publique plus fortement que d’autres acteurs. Cela conduit à des conditions inégales dans la compétition politique et fausse la volonté populaire. Le principe démocratique « une personne, une voix » s’en trouve ainsi sapé, car les moyens financiers se traduisent de facto par une influence accrue. Il est particulièrement problématique que les intérêts économiques sectoriels acquièrent ainsi un poids excessif, alors que dans une démocratie, ce sont en réalité les intérêts de la population qui devraient être au centre des préoccupations.

À cela s’ajoute la dépendance de nombreux politiciens et partis vis-à-vis des bailleurs de fonds. Quiconque a déjà bénéficié d’un soutien financier important ou en dépend pour être réélu se retrouve facilement dans une situation de dette envers ses bailleurs de fonds. Cela peut conduire à ce que les décisions politiques ne soient plus prises uniquement dans l’intérêt général, mais tiennent également compte des attentes des soutiens. Si de telles dépendances sont souvent difficiles à prouver, elles constituent néanmoins un risque structurel pour l’indépendance de la politique. Outre des personnalités politiques que je connais personnellement et qui m’ont fait part de leurs dépendances, un exemple bien connu est le revirement soudain de la PDC sur la taxe sur les bonus en 2012, après avoir reçu un don important de l’UBS.

Un autre aspect important est la transparence du financement de la politique. Depuis l’automne 2022, les partis au niveau fédéral doivent divulguer les dons supérieurs à 15 000 francs, et pour les campagnes, cela concerne les budgets à partir de 50 000 francs. Mais la résistance à une transparence totale reste forte. Les partis qui bénéficient fortement de grands donateurs, en particulier, n’ont guère intérêt à divulguer l’intégralité de leur financement. Dans le canton de Schaffhouse, la majorité parlementaire et gouvernementale a refusé pendant des années de mettre en œuvre une initiative populaire sur la transparence. Dans le même temps, l’exemple de Schaffhouse montre toutefois que la population peut tout à fait intervenir dans de tels cas et imposer sa volonté, ce qui est à son tour un signe du bon fonctionnement des mécanismes démocratiques.

Perméabilité du système aux lobbies

Outre le financement de la politique, la forte perméabilité du système politique aux groupes de pression constitue également un problème. Au niveau parlementaire notamment, les groupes d’intérêt disposant de moyens financiers importants ont un accès particulièrement facile aux décideurs par rapport à ce qui se passe à l’étranger. Un exemple souvent cité est l’influence de l’industrie du tabac, domaine dans lequel la Suisse se classe au deuxième rang mondial en termes de mauvaise performance par rapport à d’autres pays. De telles influences peuvent conduire à ce que les préoccupations de santé publique ou sociales passent après les intérêts économiques.

Un autre déficit démocratique résulte de l’influence des grands acteurs économiques, en particulier du secteur financier et des multinationales. La dépendance de la Suisse vis-à-vis de certaines grandes entreprises permet à ces dernières d’exercer une pression politique considérable et conduit régulièrement à des décisions du Conseil fédéral et du Parlement qui leur sont favorables. Lorsqu’une entreprise est considérée comme « trop grande pour faire faillite » (too big to fail) ou même « trop grande pour être sauvée » (too big to be saved), un potentiel de chantage apparaît.

Une séparation des pouvoirs imparfaite

La structure institutionnelle de la démocratie suisse soulève également des questions. La séparation des pouvoirs n’est pas pleinement mise en œuvre, car le Parlement élit à la fois le Conseil fédéral et le Tribunal fédéral.

De plus, il n’existe pas, au niveau fédéral, de Cour constitutionnelle chargée de vérifier la conformité des lois avec la Constitution. Il en résulte que le Parlement occupe une position très forte. Par le passé, il est arrivé à plusieurs reprises que des initiatives acceptées par le peuple ne soient pas mises en œuvre, ou seulement partiellement. Citons par exemple l’initiative de Rothenthurm, l’initiative des Alpes, l’initiative contre la publicité pour le tabac, mais aussi, à l’inverse, l’initiative contre l’immigration de masse de l’UDC. Cette pratique soulève la question de savoir dans quelle mesure la démocratie directe a réellement le dernier mot ou si, en fin de compte, c’est le Parlement qui interprète et relativise la volonté populaire. Dans le cadre de l’initiative « Enfants sans tabac », la Commission de la santé du Conseil national a déclaré ouvertement que le Parlement était l’instance suprême et non le peuple. Dans le même esprit, le Parlement a décidé en 2022 d’acheter des avions de combat F-35, alors qu’une initiative populaire s’y opposait et qu’il existait des doutes massifs quant à leur coût et à leur efficacité, doutes qui se sont confirmés par la suite.

Discrimination et exclusion de certains groupes de population

Un autre problème réside dans le niveau parfois insuffisant de l’éducation civique. De nombreuses personnes ne disposent pas des connaissances nécessaires pour comprendre les enjeux politiques complexes. Cela les rend vulnérables aux messages simplistes, à la manipulation, voire aux théories du complot. Or, une démocratie qui fonctionne repose sur des citoyennes et des citoyens informés, capables d’analyser les informations de manière critique.

De plus, certains groupes de population sont exclus de la participation politique, en particulier les étrangers et les jeunes de moins de 18 ans. Bien qu’ils soient parfois fortement concernés par les décisions politiques, ils n’ont pas le droit de vote au niveau national. Cela constitue une restriction du principe démocratique selon lequel toutes les personnes concernées devraient pouvoir participer aux décisions.

Les tendances actuelles sont également préoccupantes

Outre ces déficits structurels, on observe également des tendances récentes qui sont préoccupantes. À l’instar d’autres pays, la Suisse connaît des évolutions dans lesquelles des acteurs puissants tentent de restreindre les voix critiques.

Ainsi, en 2015, par exemple, des lois ont été renforcées, punissant la publication d’informations liées au secret bancaire d’une peine pouvant aller jusqu’à trois ans d’emprisonnement, soit autant que pour un homicide par négligence. Cela rend impossible le journalisme d’investigation en Suisse et entrave la mise au jour des dysfonctionnements. Cette pression sur les médias est également exercée de manière active, comme en témoignent par exemple la plainte déposée contre le Tages-Anzeiger pour son reportage sur le blanchiment d’argent d’une banque genevoise ou la perquisition effectuée dans les locaux d’« Inside Paradeplatz ».

Les possibilités de censure ont été élargies, notamment par la facilitation des décisions superprovisoires en cas d’« intérêt digne de protection » au lieu de se limiter à un « intérêt particulièrement digne de protection ». Cela permet de supprimer plus rapidement des informations, avant même qu’un débat public puisse avoir lieu à leur sujet. Dans certains cas, cela a pour conséquence que des informations politiquement pertinentes ne parviennent même pas au public, comme dans le cas des affaires concernant le conseiller d’État genevois Pierre Maudet.

Entraves à la société civile

Un autre exemple concerne le traitement réservé aux organisations non gouvernementales (ONG). À la suite du vote sur l’initiative pour des multinationales responsables, lors duquel les acteurs de la société civile ont réussi à mobiliser les citoyens avec un succès étonnant, des services du Département fédéral des affaires étrangères, proches des milieux économiques et relevant du conseiller fédéral Cassis, ont pris des mesures visant à restreindre la marge de manœuvre des ONG. Il s’agit notamment de la suppression des subventions pour le travail de sensibilisation aux causes politiques du sous-développement ou de l’interdiction pour les ONG de mener des actions de sensibilisation dans les écoles. Des organisations telles que StopArmut ont été touchées par ces mesures.

Une loi visant à exclure le travail politique des ONG de l’exonération fiscale est actuellement en discussion au Parlement. Cela entraînerait une charge administrative importante et des coûts supplémentaires, ce qui entraverait ce travail.

Surveillance et interdiction des débats politiques

Malgré la révélation de l’affaire des fiches à la fin des années 1980 et le durcissement des lois qui s’en est suivi, le Service de renseignement de la Confédération a continué de surveiller des organisations d’opposition – par exemple Public Eye ou les Verts – notamment en raison d’un « risque de radicalisation ». L’extension de cette surveillance est en cours.

Dans le canton de Vaud, le conseiller d’État Borloz a interdit les débats politiques réunissant des participants de tous les partis dans les écoles avant les élections fédérales de 2023. Deux ans plus tard, le Tribunal cantonal a donné suite à un recours contre cette interdiction. L’interdiction était illégale.

Concentration des médias et pouvoir de l’information

L’évolution du paysage médiatique est un thème clé.

  • La concentration croissante des médias traditionnels et des « réseaux sociaux » entre les mains d’un petit nombre de propriétaires peut orienter la formation de l’opinion vers l’idéologie et les intérêts de ces derniers, faussant ainsi la démocratie. Cette tendance est déjà bien avancée en France et aux États-Unis : https://christnet.ch/fr/non-a-linitiative-contre-la-ssr/
  • Les réseaux sociaux, où il n’y a plus de vérification des faits et qui offrent des possibilités illimitées à leurs propriétaires – par exemple Elon Musk –, aux industries disposant de moyens financiers importants et aux intérêts nationalistes – par exemple les bots russes –, constituent un danger pour la démocratie, car ils favorisent fortement la désinformation et l’incitation à la haine.
  • L’intelligence artificielle jouera à l’avenir un rôle clé dans l’information de la population. La création d’entreprises spécialisées dans l’intelligence artificielle nécessite des milliards, que seuls les super-riches peuvent réunir. Ce sont eux qui déterminent alors quelles informations l’intelligence artificielle met à disposition lors d’une requête.
  • Dans le même temps, les médias indépendants subissent des pressions politiques et économiques, ce qui peut affaiblir leur rôle d’instance de contrôle critique.

Accumulation de richesse – et donc de pouvoir

Enfin, la concentration croissante de la richesse constitue également un défi fondamental pour la démocratie. Lorsque de plus en plus de fortune se trouve entre les mains d’un petit nombre de personnes, l’influence de cette minorité fortunée sur la politique, l’économie, les médias et l’information s’accroît.

Poser dès maintenant les jalons pour la démocratie !

En résumé, on peut retenir que la Suisse, malgré sa forte tradition démocratique, est confrontée à divers défis. Ceux-ci concernent aussi bien des aspects structurels tels que le financement de la politique et la séparation des pouvoirs que des évolutions récentes dans le domaine des médias et de l’économie mondiale. Il est nécessaire de se pencher en permanence sur ces déficits démocratiques afin de garantir la qualité et la crédibilité de la démocratie à long terme.

29. avril 2026/0 Commentaires/par Markus Meury
https://christnet.ch/wp-content/uploads/2026/04/pexels-will-chen-246349093-36074718.jpg 1013 1800 Markus Meury https://christnet.ch/wp-content/uploads/2023/06/Logo-Christnet-2023-3240.svg Markus Meury2026-04-29 19:21:442026-04-29 19:27:05Déficits démocratiques : la Suisse est elle aussi concernée

La démocratie, c’est bien plus que voter et élire

Justice, Politique, Société
Lesezeit / Temps de lecture ~ 4 min

La démocratie est un régime politique dans lequel le pouvoir émane du peuple. Cela signifie que les citoyens d’un pays peuvent décider de la manière dont ils souhaitent être gouvernés. C’est ce qu’on apprend en éducation civique. Mais cet article montre qu’il y a bien plus que cela.

Comme on le sait, il existe différentes formes de démocratie, par exemple la démocratie représentative, dans laquelle des représentants élus prennent les décisions, ou la démocratie directe, dans laquelle le peuple vote lui-même sur des questions de fond. Mais la simple existence d’élections ou de référendums ne suffit pas pour parler d’une véritable démocratie. Il faut plutôt une série de conditions préalables et de conditions-cadres fondamentales.

Accès

Une condition essentielle est l’égalité d’accès de tous les citoyens à la participation politique. Cela signifie tout d’abord que tous les citoyens doivent jouir des mêmes droits politiques. D’un point de vue historique, cela n’a pas toujours été le cas, notamment en raison de l’absence du droit de vote des femmes. Le droit de vote ne doit pas non plus être restreint de manière ciblée – par exemple en limitant le droit de vote à ceux qui ont acquis certains documents d’identité coûteux. Les distorsions structurelles, telles que le découpage électoral manipulé – ce qu’on appelle le « gerrymandering » – ne doivent pas non plus exister, car elles faussent la représentation.
Outre les droits formels, il faut toutefois aussi des possibilités réelles de participation. L’éducation joue ici un rôle décisif : seules les personnes suffisamment informées et comprenant les enjeux peuvent participer de manière constructive aux processus politiques.

Liberté d’expression

Dans une démocratie, tout le monde doit avoir la possibilité d’exprimer et de diffuser librement son opinion. L’Internet pourrait théoriquement contribuer à une plus grande liberté d’expression, mais dans la pratique, on constate que les moyens financiers jouent souvent un rôle important : celui qui investit plus d’argent peut diffuser ses messages plus largement.

Cela pose un problème particulier lors des campagnes de votation et des campagnes électorales. Lorsqu’un camp dispose de ressources financières nettement supérieures, il peut fortement influencer l’opinion publique. Il arrive souvent en Suisse que des projets, qui bénéficient depuis longtemps d’un large soutien dans les sondages, soient finalement rejetés parce qu’un camp adverse disposant de moyens financiers importants mène des campagnes intensives. La propriété des médias est également déterminante : lorsque quelques acteurs contrôlent une grande partie des médias, cela peut limiter la portée des opinions contraires. C’est pourquoi un paysage médiatique financé de manière équilibrée et la liberté de la presse sont des éléments centraux d’une démocratie qui fonctionne.

Vérité

La nécessité d’une information correcte y est étroitement liée. Les citoyennes et citoyens doivent recevoir des informations fiables et vérifiables afin de pouvoir prendre des décisions éclairées. Des instances professionnelles telles que les médias indépendants, les institutions scientifiques ou les organisations de vérification des faits jouent un rôle important à cet égard. À l’heure actuelle, le risque existe toutefois que ces voix soient étouffées ou entravées par un flot d’informations – voire par une désinformation ciblée.

Financement de la politique : des règles du jeu équitables

Un autre élément est le financement équitable des partis et de l’action politique. Lorsque certains partis ou groupes d’intérêt disposent de moyens financiers nettement supérieurs, un déséquilibre s’installe. Il est nécessaire de mettre tout le monde sur un pied d’égalité afin que tous les acteurs politiques aient une chance réelle d’être entendus. Le lobbying doit également être transparent et équilibré afin d’éviter que des intérêts particuliers n’exercent une influence disproportionnée.

Une influence équitable – pas de risque de chantage

La protection contre les menaces et les contraintes est tout aussi importante. Les décisions politiques ne doivent pas être prises sous la pression d’individus ou d’entreprises puissants. Lorsque, par exemple, des entreprises menacent de quitter un pays ou de causer un préjudice économique pour influencer des décisions politiques, les processus démocratiques sont sapés. Dans ce contexte, les inégalités matérielles jouent également un rôle : de grandes disparités économiques peuvent conduire à ce que certains acteurs aient une influence disproportionnée. Le principe « un homme, une voix » perd alors de son importance.

La séparation des pouvoirs contre la concentration du pouvoir

La séparation des pouvoirs est un principe fondamental de toute démocratie. Le pouvoir étatique est réparti entre différentes institutions, généralement l’exécutif (le gouvernement), le législatif (le parlement) et le judiciaire (les tribunaux). Cette répartition empêche la concentration du pouvoir et garantit que les différents pouvoirs se contrôlent mutuellement. Même en Suisse, cette séparation des pouvoirs n’est pas pleinement appliquée, puisque, par exemple, le Parlement élit le Conseil fédéral et le Tribunal fédéral.

Cour constitutionnelle – particulièrement importante pour les initiatives populaires

Enfin, une cour constitutionnelle joue également un rôle important. La Constitution est le fondement de la vie en société que le peuple s’est donné, et il faut une instance qui veille à ce que toutes les lois et autres actes législatifs soient conformes à celle-ci. Une Cour constitutionnelle peut abroger les lois qui violent la Constitution. En Suisse, il n’existe pas de telle cour au niveau fédéral, ce qui constitue une faiblesse du système démocratique. Actuellement, les initiatives populaires adoptées ne sont tout simplement pas mises en œuvre par le Parlement au niveau législatif.

Humilité – Personne n’a le droit de dominer les autres

Outre ces conditions structurelles, une démocratie a également besoin d’une certaine attitude de la part des acteurs, en particulier de l’humilité. Personne ne détient la vérité absolue ni le droit de passer outre les règles démocratiques, même si l’on est convaincu d’agir dans l’intérêt du pays. La démocratie se nourrit du respect des opinions d’autrui et des compromis.

Conclusion

En résumé, on peut dire que la démocratie est bien plus que de simples élections et référendums. Elle exige des conditions équitables, des citoyens informés, des institutions indépendantes et une culture politique fondée sur le respect et la responsabilité. Ce n’est que lorsque tous ces éléments sont réunis qu’on peut parler d’une démocratie véritable et fonctionnelle.

26. avril 2026/0 Commentaires/par Markus Meury
https://christnet.ch/wp-content/uploads/2026/04/pexels-suissounet-19920845-scaled.jpg 1707 2560 Markus Meury https://christnet.ch/wp-content/uploads/2023/06/Logo-Christnet-2023-3240.svg Markus Meury2026-04-26 20:15:042026-04-26 20:16:15La démocratie, c’est bien plus que voter et élire

L’initiative sur la place financière a abouti

Economie, Politique, Social, Société
Lesezeit / Temps de lecture ~ 3 min

L’initiative populaire fédérale « Pour une place financière suisse durable et tournée vers l’avenir (Initiative pour une place financière durable) » a abouti avec plus de 145’000 signatures. Le nombre requis de signatures a été récolté avec succès. En collaboration avec la coalition « Chrétiens pour la protection du climat », ChristNet soutient cette initiative. ChristNet et la coalition « Chrétien.ne.s pour la protection du climat » soutiennent cette initiative.

ChristNet et la coalition « Chrétien.ne.s pour la protection du climat » soutiennent l’initiative pour trois raisons principales :

Premièrement, l’initiative exige une économie juste et écologique. Aujourd’hui encore, des capitaux en provenance de Suisse sont investis dans des projets qui nuisent au climat et à la biodiversité. Cela va à l’encontre de la responsabilité envers la création et de la dignité de toutes les personnes, en particulier de celles qui souffrent le plus des conséquences de la crise climatique.

Deuxièmement, le secteur financier dispose d’un pouvoir d’influence considérable. Les banques, les assurances et les caisses de pension peuvent, par leurs investissements, faire avancer de manière décisive la transition vers une économie durable. L’initiative garantit que cette responsabilité soit assumée et mise en oeuvre de manière transparente.

Troisièmement, l’initiative place le bien commun au-dessus des intérêts de profit à court terme. Une politique financière durable contribue à réduire les dommages à long terme, tels que les phénomènes météorologiques extrêmes, les migrations et les conflits, et à garantir un avenir digne d’être vécu pour toutes et tous.

Une place financière à portée mondiale

La place financière suisse joue un rôle central au niveau international. L’initiative exige qu’elle aligne systématiquement ses activités sur les objectifs internationaux en matière de climat et de biodiversité. Les banques, les assurances et les autres acteurs financiers ne doivent plus investir dans les énergies fossiles ni dans d’autres projets nuisibles au climat. Les capitaux doivent au contraire être dirigés vers des projets favorisant un avenir durable. Une économie financière responsable constitue un levier essentiel pour faire face à la crise climatique et environnementale et protéger les générations futures.

« La Suisse porte une responsabilité globale avec sa place financière. Il n’est pas acceptable que des investissements continuent d’alimenter des projets qui aggravent la crise climatique et détruisent les moyens de subsistance de nombreuses personnes », déclare Yvan Maillard-Ardenti, responsable thématique pour la justice climatique auprès d’EPER.

Les exigences s’adressent aux banques, aux assurances, aux institutions de prévoyance et à d’autres acteurs du secteur financier. L’accent est mis sur les impacts tout au long de la chaîne de valeur, notamment en ce qui concerne les émissions de gaz à effet de serre et la biodiversité.

Vivre concrètement les valeurs chrétiennes

Pour « Chrétien·ne·s pour la protection du climat », l’initiative constitue un moyen concret de traduire les valeurs chrétiennes dans l’action économique. Elle allie la responsabilité envers la création à l’engagement pour la justice globale et la solidarité.

« En tant que chrétien·ne·s, nous portons la responsabilité de préserver la création. L’Initiative pour une place financière durable est une possibilité concrète d’assumer cette responsabilité aussi dans nos pratiques économiques et de la mettre en oeuvre politiquement », explique Milena Hartmann, responsable de service et déléguée à l’environnement auprès d’oeco Églises pour l’environnement.

Le soutien à l’initiative est ainsi un signe visible d’une foi qui assume sa responsabilité envers la création et s’engage pour un avenir juste et digne d’être vécu pour toutes les personnes.

Les organisations chrétiennes sont appelées à agir

Face à la crise climatique et environnementale, les Églises et les organisations chrétiennes sont appelées à prendre position et à s’engager pour la justice, l’amour du prochain ainsi que pour une vie bonne et épanouie pour tous les êtres vivants. Dans un monde globalisé, les destins des personnes sont liés entre les différentes régions du globe. Assumer la responsabilité envers la planète et ses limites fait partie de la responsabilité de foi des chrétien·ne·s.

Source : Communiqué de presse de la coalition « Chrétien·ne·s pour la protection du climat »

20. avril 2026/0 Commentaires/par ChristNet
https://christnet.ch/wp-content/uploads/2026/04/place-de-financiere-2931083.jpg 770 1700 ChristNet https://christnet.ch/wp-content/uploads/2023/06/Logo-Christnet-2023-3240.svg ChristNet2026-04-20 09:39:552026-04-20 09:39:55L’initiative sur la place financière a abouti

Les exportations incontrôlées d’armes nuisent à la paix

Justice, Politique, Société
Lesezeit / Temps de lecture ~ 6 min

Fin 2025, le parlement fédérale a décidé d’assouplir les règles relatives à l’exportation de matériel de guerre suisse. Une large coalition de partis politiques, d’ONG et d’organisations pour la paix a décidé de lancer un référendum contre cette décision, dont le délai expire le 17 avril.

Lire la suite

1. avril 2026/0 Commentaires/par Marc Jost
https://christnet.ch/wp-content/uploads/2026/04/jay-rembert-xnK_o6OdTew-unsplash.jpg 787 1400 Marc Jost https://christnet.ch/wp-content/uploads/2023/06/Logo-Christnet-2023-3240.svg Marc Jost2026-04-01 23:15:292026-04-02 22:38:07Les exportations incontrôlées d’armes nuisent à la paix

Pages

  • 25ans
  • 404
  • calendar- Platzhalter für Events Plugin – NICHT LÖSCHEN
  • Contact
  • dates
  • Devenir auteur(e) sur ChristNet
  • Donner
  • Dossier : « Valeurs chrétiennes – démocratie saine » ?
  • Dossiers
  • Inscription au Forum 2024 FR
  • L’amour du prochain: réfléchir, s’engager
  • membres
  • Mentions légales
  • News
  • Participer
  • Sur Nous

Catégories

  • Amour prochain
  • Developement
  • Dossier : Valeurs chrétiennes – démocratie saine ?
  • Dossiers
  • Economie
  • Environnement
  • Justice
  • News-FR
  • Philosophie
  • Politique
  • Pour Notre Compte
  • Santé
  • Social
  • Société
  • Theologie

Archive

  • mai 2026
  • avril 2026
  • mars 2026
  • février 2026
  • janvier 2026
  • décembre 2025
  • novembre 2025
  • octobre 2025
  • septembre 2025
  • août 2025
  • juillet 2025
  • juin 2025
  • mai 2025
  • avril 2025
  • mars 2025
  • février 2025
  • janvier 2025
  • décembre 2024
  • novembre 2024
  • octobre 2024
  • septembre 2024
  • août 2024
  • juillet 2024
  • juin 2024
  • mai 2024
  • avril 2024
  • mars 2024
  • février 2024
  • janvier 2024
  • décembre 2023
  • novembre 2023
  • octobre 2023
  • septembre 2023
  • août 2023
  • juin 2023
  • mai 2023
  • avril 2023
  • mars 2023
  • février 2023
  • janvier 2023
  • décembre 2022
  • novembre 2022
  • octobre 2022
  • septembre 2022
  • mai 2022
  • janvier 2022
  • novembre 2021
  • septembre 2021
  • juillet 2021
  • juin 2021
  • mai 2021
  • avril 2021
  • février 2021
  • novembre 2020
  • octobre 2020
  • septembre 2020
  • juillet 2020
  • juin 2020
  • mai 2020
  • janvier 2020
  • octobre 2019
  • mai 2019
  • avril 2019
  • mars 2019
  • décembre 2018
  • août 2018
  • juin 2018
  • avril 2018
  • novembre 2017
  • septembre 2017
  • avril 2017
  • février 2017
  • octobre 2016
  • août 2016
  • juillet 2016
  • juin 2016
  • mai 2016
  • mars 2016
  • février 2016
  • novembre 2015
  • octobre 2015
  • septembre 2015
  • juillet 2015
  • avril 2015
  • mars 2015
  • février 2015
  • janvier 2015
  • décembre 2014
  • novembre 2014
  • septembre 2013
  • mai 2013
  • février 2013
  • novembre 2012
  • septembre 2012
  • juin 2012
  • mai 2012
  • mars 2012
  • novembre 2011
  • octobre 2011
  • septembre 2011
  • mars 2011
  • décembre 2010
  • novembre 2010
  • octobre 2010
  • juin 2010
  • mai 2010
  • avril 2010
  • février 2010
  • décembre 2009
  • novembre 2009
  • juin 2009
  • novembre 2008
  • octobre 2008
  • mai 2008
  • octobre 2007
  • septembre 2007
  • juin 2007
  • mai 2007
  • avril 2007
  • février 2007
  • décembre 2006
  • octobre 2006
  • juin 2006
  • février 2006
  • janvier 2006
  • décembre 2005
  • octobre 2005
  • septembre 2005
  • juillet 2005
  • avril 2005
  • mars 2005
  • février 2005
  • janvier 2005
  • décembre 2004
  • novembre 2004
  • août 2004
  • juillet 2004
  • avril 2004
  • janvier 2003
  • juillet 2002
  • juin 2002
  • avril 2002
  • mars 2002
  • janvier 2002
  • janvier 2001

Contact
Association de soutien ChristNet
3000 Berne

info@christnet.ch

CH61 0900 0000 3072 3995 2

Mentions légales

Dons
ChristNet est financé en grande partie par tes dons individuels. Si tu souhaites nous soutenir, clique ici.

Newsletter
Interpelé-e ? Si tu partages notre vision, n’hésite pas à nous suivre en t’abonnant à notre Newsletter. S’abonner ici.

Faire défiler vers le haut Faire défiler vers le haut Faire défiler vers le haut

Ich bin damit einverstanden, dass Christnet Tracking-Technologien von Drittanbietern verwendet, um personenbezogene Daten zu verarbeiten, ein Benutzerprofil zu erstellen und mir interessenbezogene Werbung anzuzeigen. Ich kann meine Einwilligung jederzeit mit Wirkung für die Zukunft widerrufen (unten links auf das Schloss klicken). Hier finden Sie unsere Datenschutzerklärung.

J'accepte que Christnet utilise des technologies de suivi de tiers pour traiter des données personnelles, créer un profil d'utilisateur et m'afficher des publicités basées sur mes centres d'intérêt. Je peux révoquer mon consentement à tout moment avec effet pour l'avenir (cliquer sur le cadenas en bas à gauche). Vous trouverez ici notre déclaration de protection des données.

Verweigern/RefuserAkzeptieren/AccepterCookie-Einstellungen/Paramètres des cookies

Cookie- und Privatsphäreeinstellungen/Paramètres de cookies et de confidentialité



Wie wir Cookies verwenden/Comment nous utilisons les cookies

Wir können Cookies anfordern, die auf Ihrem Gerät eingestellt werden. Wir verwenden Cookies, um uns mitzuteilen, wenn Sie unsere Websites besuchen, wie Sie mit uns interagieren, Ihre Nutzererfahrung verbessern und Ihre Beziehung zu unserer Website anpassen.

Klicken Sie auf die verschiedenen Kategorienüberschriften, um mehr zu erfahren. Sie können auch einige Ihrer Einstellungen ändern. Beachten Sie, dass das Blockieren einiger Arten von Cookies Auswirkungen auf Ihre Erfahrung auf unseren Websites und auf die Dienste haben kann, die wir anbieten können.

Nous pouvons demander des cookies qui sont configurés sur votre appareil. Nous utilisons des cookies pour nous dire quand vous visitez nos sites web, comment vous interagissez avec nous, pour améliorer votre expérience d'utilisateur et pour personnaliser votre relation avec notre site web.

Cliquez sur les différents titres de catégories pour en savoir plus. Vous pouvez également modifier certains de vos paramètres. Notez que le blocage de certains types de cookies peut avoir un impact sur votre expérience sur nos sites web et sur les services que nous pouvons offrir.

Wichtige Website Cookies/Cookies importants du site web

Diese Cookies sind unbedingt erforderlich, um Ihnen die auf unserer Website verfügbaren Dienste zur Verfügung zu stellen und einige ihrer Funktionen zu nutzen.

Da diese Cookies zur Bereitstellung der Website unbedingt erforderlich sind, können Sie sie nicht ablehnen, ohne die Funktionsweise unserer Website zu beeinträchtigen. Sie können sie blockieren oder löschen, indem Sie Ihre Browsereinstellungen ändern und das Blockieren aller Cookies auf dieser Website erzwingen.

Ces cookies sont strictement nécessaires pour vous fournir les services disponibles sur notre site et pour utiliser certaines de ses fonctionnalités.

Ces cookies étant strictement nécessaires à la fourniture du site, vous ne pouvez pas les refuser sans affecter le fonctionnement de notre site. Vous pouvez les bloquer ou les supprimer en modifiant les paramètres de votre navigateur et en forçant le blocage de tous les cookies sur ce site.

Google Analytics Cookies/Cookies Google Analytics

Diese Cookies sammeln Informationen, die entweder in aggregierter Form verwendet werden, um zu verstehen, wie unsere Website genutzt wird oder wie effektiv unsere Marketingkampagnen sind, oder um uns zu helfen, unsere Website und Anwendung für Sie anzupassen, um Ihre Erfahrung zu verbessern.

Wenn Sie nicht möchten, dass wir Ihren Besuch auf unserer Website verfolgen, können Sie das Tracking in Ihrem Browser hier deaktivieren:

Ces cookies collectent des informations qui sont utilisées soit sous forme agrégée pour comprendre comment notre site web est utilisé ou quelle est l'efficacité de nos campagnes de marketing, soit pour nous aider à personnaliser notre site web et notre application pour vous afin d'améliorer votre expérience.

Si vous ne souhaitez pas que nous suivions votre visite sur notre site, vous pouvez désactiver le tracking dans votre navigateur ici :

Andere externe Dienste/Autres services externes

Wir verwenden auch verschiedene externe Dienste wie Google Webfonts, Google Maps und externe Videoanbieter. Da diese Anbieter möglicherweise personenbezogene Daten wie Ihre IP-Adresse sammeln, können Sie diese hier blockieren. Bitte beachten Sie, dass dies die Funktionalität und das Erscheinungsbild unserer Website stark beeinträchtigen kann. Änderungen werden wirksam, sobald Sie die Seite neu laden.

Google Webfont-Einstellungen:

Google Karteneinstellungen:

Vimeo und Youtube Video bettet ein:

Nous utilisons également différents services externes tels que Google Webfonts, Google Maps et des fournisseurs de vidéos externes. Comme ces fournisseurs peuvent collecter des données personnelles telles que votre adresse IP, vous pouvez les bloquer ici. Veuillez noter que cela peut fortement affecter la fonctionnalité et l'apparence de notre site web.

Les modifications prennent effet dès que vous rechargez la page.

Paramètres de Google Webfont :

Paramètres de la carte Google :

Vimeo et Youtube Vidéo intégrée :

Datenschutz-Bestimmungen/Dispositions relatives à la protection des données

Sie können unsere Cookies und Datenschutzeinstellungen im Detail auf unserer Datenschutzrichtlinie nachlesen.

Déficits démocratiques : la Suisse est elle aussi concernée

Vous pouvez consulter nos cookies et nos paramètres de confidentialité en détail sur notre politique de confidentialité.

Déficits démocratiques : la Suisse est elle aussi concernée
Einstellungen übernehmen/Appliquer les paramètres
Ouvrir la barre de message Ouvrir la barre de message Ouvrir la barre de message