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Comment la foi peut-elle influencer notre gestion financière ? Samuel partage son expérience. Témoignage.

Attendre sur Dieu…

Avant de travailler en tant que traducteur indépendant, j’ai été employé. Pour des raisons économiques, on m’a congédié après cinq ans. Pendant les deux années suivantes, j’ai eu le privilège de toucher aux prestations de l’assurance chômage. Lorsque je suis arrivé en fin de droit, je ne me voyais pas entrer dans un emploi de solidarité qui m’aurait amené à travailler dans un tout autre domaine sans véritable perspective de pouvoir un jour revenir à la traduction. Je me suis donc décidé de me lancer en tant qu’indépendant.

Mais face à la difficulté d’acquérir mes premiers clients, quels soucis, quelles ruminations nocturnes, quelles craintes existentielles – oui, j’avais carrément peur de mourir ! Face à cette tourmente, j’ai découvert le passage dans Proverbes 30.8 : « Ne me donne ni pauvreté ni richesse, mais accorde-moi le pain qui m’est nécessaire. » J’ai commencé à prier Dieu qu’il me donne la confiance qu’il va pourvoir à mes besoins (ni plus, ni moins). Au fil des semaines, mes peurs se sont petit à petit estompées. Parallèlement, l’acquisition de nouveaux clients rencontrait les premiers succès.

… et faire ce que je peux

Après cette phase de fondation vint celle de la prospérité : mon carnet de commandes se remplissait, mes finances s’équilibraient. Le défi consistait maintenant, toujours fidèle au verset des Proverbes, de ne pas avoir trop, de crainte de me surmener et de m’épuiser, mais d’être content avec ce qu’il me faut pour vivre. Je priais donc Dieu de « fermer le robinet » quelque peu. Ainsi, j’arrivais à un rééquilibrage qui doit toujours à nouveau être trouvé jusqu’à ce jour. Le défi reste donc d’attendre sur Dieu et, en même temps, de faire ce que je peux pour changer ma situation financière.

Paru, de façon abrégé, dans Christianisme aujourd’hui, juillet-août 2018, sous le titre « Ni trop, ni trop peu » (p. 19).