Le 14 juin 2026, nous voterons sur une modification de la loi sur le service civil. Les partis bourgeois ont approuvé une modification législative visant à affaiblir le service civil. Un référendum a désormais été lancé contre cette mesure.
Le service civil est un modèle de réussite. Introduit en 1996 après une longue lutte, il a donné à des milliers de jeunes hommes la possibilité d’accomplir un service civil au service de la communauté plutôt que de faire leur service militaire. De plus, il permet à de nombreuses organisations d’accueil de fournir les prestations dont elles ont besoin.
Le PEV, les Verts, le PS et le PVL rejettent la révision sur laquelle le peuple suisse se prononcera le 14 juin. Diverses organisations, telles que l’association du service civil CIVIVA, ont joué un rôle déterminant dans la collecte des signatures pour le référendum.
La modification de la loi comprend six mesures :
- Nombre minimum de 150 jours de service, même après avoir accompli une partie du service militaire.
- Le coefficient de 1,5 jour de service civil par jour de service militaire s’applique également aux sous-officiers et aux officiers.
- Pas de missions nécessitant des études de médecine humaine, dentaire ou vétérinaire.
- Pas d’admission des militaires ayant 0 jour de service restant. Il n’est donc plus possible de contourner l’obligation de tir.
- Obligation d’engagement annuel à compter de l’admission, ce qui aligne le rythme du service sur celui du service militaire et du service civil.
- Obligation d’achever la longue mission au plus tard au cours de l’année civile suivant l’admission définitive, si la demande a été déposée pendant l’ER. Dans la législation actuelle, cela pouvait également se faire plus tard.
Ces mesures ont des répercussions diverses, mais dans l’ensemble, elles sont radicales. Le Conseil fédéral et la majorité parlementaire tablent sur une réduction de 40 % du nombre de jours de service civil grâce à ces mesures. Si cet objectif n’était atteint que de manière approximative, cela ne servirait pas non plus les intérêts de l’armée elle-même. Au contraire, le risque serait grand de voir de nombreuses personnes se rabattre sur la « voie bleue ». Le calcul de la Confédération ne tiendra donc pas la route.
Ce qui est toutefois déterminant, c’est qu’il y a et qu’il y aura aujourd’hui et à l’avenir plus qu’assez de militaires. Les chiffres de la Confédération le montrent clairement. L’effectif réel de l’armée s’élève à environ 146 700 personnes, alors que l’effectif fixé par la loi est de 140 000. La révision de la loi ne peut donc être comprise que comme une volonté délibérée de détériorer les conditions du service civil.
Notre pays a besoin d’une armée, il a besoin d’une protection civile pour les hommes inaptes au service militaire, mais surtout d’un service civil qui serve les jeunes hommes concernés et apporte le soutien en personnel nécessaire aux organismes d’affectation, notamment dans les domaines social et de la santé, de l’environnement et de l’éducation.
La solution actuelle est bonne. La conscience ne peut toujours pas être sérieusement mise à l’épreuve. Quiconque effectue un service civil 50 % plus long que le service militaire prouve que sa motivation pour le service civil est sérieuse.